Résultats et discussions
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La résistance à cette molécule augure la production de céphalosporinase qui souvent
naturelle chez les espèces Enterobacter cloacae, Citrobacter freundii et acquise chez les
autres coliformes (Vedel, 1997).
Pour les céphalosporines de troisième génération (CTX et CAZ), les taux de résistance
observé ont été faibles avec les plus grand taux de 15 % pour le céfotaxime au niveau de la
station S5 durant le mois de mars et un taux de 27,78 à S1 en durant le mois de Mars en fin un
taux de 6% pour la ceftazidime au niveau des rejets de la ferme en mois de juin (Figure 29 et
30). Ces faibles pourcentages seraient dus à la faible présence de ces molécules dans
l’environnement et spécialement dans l’aquaculture, mais ils peuvent indiquer la présence de
certains mécanismes acquis (la production de béta-lactamases à spectre élargi et les
céphalosporinases plasmidiques) (Philippon et arlet, 2005).
Mêmes résultats ont été obtenus pour le carbapénème (imipénème) qui est une molécule très
efficace en thérapeutique, où aucune résistance n’a été observée (figure 31). En effet,
l’ensemble des coliformes sont sensibles à cette molécule. Cependant une résistance à cette
molécule peut se traduire soit par le mécanisme de l’imperméabilité ou par la production de
metallo-bétalactamses (Vedel, 1997).
En ce qui concerne la ciprofloxacine qui est un fluoroquinolone très utilisé en clinique
humaine et même en médecine vétérinaire, des résistances ont étés observées pour la station
S3 durant le mois de mars avec un taux de 55% et de 33% en Avril suivi d’un taux de 12.5
durant le mois d’avril (figure 32). Cette résistance est de type acquis chez tous les coliformes
(nordmann et poirel, 2005).
III-3- Identification des bactéries résistantes
L’identification par galerie API20E des bactéries résistantes aux antibiotiques a révélée les
résultats suivant (tableau4):
Bactéries résistantes à amoxicilline : Le nombre des bactéries résistantes à l’amoxicilline
était de 14. Leur identification nous a permis de les assigner aux espèces suivantes :
Escherichia coli (n=3), Klebsiella oxytoca (n=2), Klebsiella pneumoniae (n=1), Citrobacter
braakii (n=1), Enterobacter cloacae (n=1), Enterobacter sakazakii (n=2), Enterobacter
cancerogenus (1), Kluyvera sp (n=2) et Pontoae sp (n=1).
D’après ces résultats nous constatons que la majorité des espèces présentent une résistance
naturelle à l’amoxicilline en dehors des Echerichia coli qui présentent une résistance acquise
à cette molécule (Vedel, 1997).
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