Chapitre troisième : Estimation du niveau d’exploitation de Prionace glauca
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2. Approche multispécifique
Le requin bleu est une prise accessoire importante (au même titre que le requin renard, Alopias
vulpinus) de la pêche palangrière qui cible les espadons. Pour toute recommandation, il est plus
judicieux de prendre en considération les espèces capturées avec le requin bleu afin d’observer
l’effet de changement de l’effort de pêche concomitant sur l’ensemble de ces espèces.
L’étude précédente est envisagée pour un stock unique exploité par une seule flottille.
Néanmoins, cette situation est l’exception plutôt que la règle. Dans la plupart des cas, une flottille
exploite plusieurs stocks, c'est-à-dire, lors de l’action de pêche, la capture se compose d’un
mélange d’espèces différentes. Dans ce cas, on ne peut pas traiter chaque espèce séparément et
ensuite additionner les résultats en terme de production ; pour que la somme ait un sens, il faut
auparavant convertir la production en unité de valeur marchande et combiner toutes les espèces
pour l’estimation des MSY et des MSE (Sparre & Venema, 1996). L’approche multispécifique,
réalisée dans ce travail est une simulation de la réponse à différentes pressions de pêche exercées
par une flottille sur les espèces les plus ciblées (en l’occurrence X. gladius, P. glauca et A.
vulpinus). Une fois obtenus les résultats de la VPA sur chaque espèce, on peut réaliser une analyse
de production de type Thompson et Bell (1934) pour l’ensemble des espèces et ainsi estimer le
niveau d’exploitation global.
2.1. Méthodes d’étude
Pour l’évaluation d’une opération de pêche mixte reposant sur des données de fréquences de
longueur, Sparre (1996) procède de la manière suivante :
Etape 1 : procéder à une analyse de cohorte monospécifique fondée sur la longueur pour chaque
espèce prise séparément. On obtient ainsi des estimations de l’effort de pêche (F) pour chaque
espèce ainsi que les effectifs revenant à la première classe de longueur (l’effectif de recrutement) au
moyen de l’analyse de cohorte fondée sur la longueur : ces informations sont les données d’entrée
pour une analyse de production.
Etape 2 : procéder séparément à une analyse de production fondée sur la longueur du type
Thompson et Bell pour chaque espèce. Utiliser le même facteur F à chaque prédiction, additionner
les valeurs des productions de chaque espèce. On obtient ainsi la production, la biomasse, la valeur
marchande pour chacune des espèces et la somme des valeurs.
Etape 3 : utiliser la somme des valeurs pour déterminer le niveau d’effort optimum. La méthode
repose sur l’hypothèse que lorsqu’on accroît la mortalité par pêche F de l’une des espèces, la F
subie par les autres espèces se trouvera automatiquement accrue du même pourcentage.
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2. Approche multispécifique
Le requin bleu est une prise accessoire importante (au même titre que le requin renard, Alopias
vulpinus) de la pêche palangrière qui cible les espadons. Pour toute recommandation, il est plus
judicieux de prendre en considération les espèces capturées avec le requin bleu afin d’observer
l’effet de changement de l’effort de pêche concomitant sur l’ensemble de ces espèces.
L’étude précédente est envisagée pour un stock unique exploité par une seule flottille.
Néanmoins, cette situation est l’exception plutôt que la règle. Dans la plupart des cas, une flottille
exploite plusieurs stocks, c'est-à-dire, lors de l’action de pêche, la capture se compose d’un
mélange d’espèces différentes. Dans ce cas, on ne peut pas traiter chaque espèce séparément et
ensuite additionner les résultats en terme de production ; pour que la somme ait un sens, il faut
auparavant convertir la production en unité de valeur marchande et combiner toutes les espèces
pour l’estimation des MSY et des MSE (Sparre & Venema, 1996). L’approche multispécifique,
réalisée dans ce travail est une simulation de la réponse à différentes pressions de pêche exercées
par une flottille sur les espèces les plus ciblées (en l’occurrence X. gladius, P. glauca et A.
vulpinus). Une fois obtenus les résultats de la VPA sur chaque espèce, on peut réaliser une analyse
de production de type Thompson et Bell (1934) pour l’ensemble des espèces et ainsi estimer le
niveau d’exploitation global.
2.1. Méthodes d’étude
Pour l’évaluation d’une opération de pêche mixte reposant sur des données de fréquences de
longueur, Sparre (1996) procède de la manière suivante :
Etape 1 : procéder à une analyse de cohorte monospécifique fondée sur la longueur pour chaque
espèce prise séparément. On obtient ainsi des estimations de l’effort de pêche (F) pour chaque
espèce ainsi que les effectifs revenant à la première classe de longueur (l’effectif de recrutement) au
moyen de l’analyse de cohorte fondée sur la longueur : ces informations sont les données d’entrée
pour une analyse de production.
Etape 2 : procéder séparément à une analyse de production fondée sur la longueur du type
Thompson et Bell pour chaque espèce. Utiliser le même facteur F à chaque prédiction, additionner
les valeurs des productions de chaque espèce. On obtient ainsi la production, la biomasse, la valeur
marchande pour chacune des espèces et la somme des valeurs.
Etape 3 : utiliser la somme des valeurs pour déterminer le niveau d’effort optimum. La méthode
repose sur l’hypothèse que lorsqu’on accroît la mortalité par pêche F de l’une des espèces, la F
subie par les autres espèces se trouvera automatiquement accrue du même pourcentage.
