En réalité, les mortalités varient généralement avec l’âge de la cohorte. Les petits (jeunes)
poissons sont exposés à une plus grande mortalité naturelle parce que davantage de prédateurs
sont capables de les manger.
En fin il est convient de souligner que l’hypothèse habituelle, selon laquelle la mortalité
naturelle demeure constante pour toute les classes d’age (taille) d’une espèce et loin d’être vrai
pour certaines d’entre elles. Il est évident qu’un petit poisson est exposé à une plus forte
mortalité par prédation qu’un gros poisson. Cette différence de mortalité par prédation (qui
pourrait bien être la cause principale de la mortalité naturelle chez les petits poissons) pourrait
être tout à fait considérable (Sparre et Venema, 1996).
2-3-2-1. Méthodes d’estimation de M en fonction de l’âge
Un certain nombre de méthodes peuvent être utilisées pour estimer la mortalité naturelle. Parmi
celles-ci, citons les méthodes empiriques fondées sur des caractéristiques liées à la longévité, à
la croissance, à la maturation, et les conditions du milieu (T°).
Dans le présent travail, en utilise la méthode de Pauly (1980, 1984a) qui est recommandé pour
les poissons pélagiques, puisque elle s’adapte mieux par apport aux autres méthodes.
2-3-2-2. Estimation de M par la méthode de Pauly
Comme Sparre et Venema (1996), il n’est pas nécessaire de supposer que M demeura constante
durant toute l’existence de la cohorte. La durée de vie de la cohorte peut être divisée en un
certain nombre de périodes plus courtes à l’intérieur desquelles les mortalités sont supposées
demeurer constantes alors qu’elles peuvent varier d’une période à l’autre.
En estimant la mortalité naturelle au âge par l’équation empirique de Pauly (1980), qui lie la
mortalité naturelle aux paramètres de croissance L ∞ et K, et à la température moyenne annuelle
du milieu par l’expression suivante:
D’après Bouaziz et al. (2004), (K= [-Ln (L ∞ -Lt)/ L ∞ ] / (t-to) ce coefficient de croissance est
une constante quelque soit l’âge du poisson.
Enfin, connaissant K, et L ∞ calculé pour chaque cohorte, alors on peut déterminer M pour
chaque âge par l’équation de Pauly (1980).
Etant donnée que ce qui nous intéresse par la suite, c’est de connaître l’effet de variation de M
sur les stocks de poisson, nous devons faire une distinction bien nette entre la mortalité M
constante et M variable.
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Log 10 (M) = - 0.0066 – 0.279 Log 10 (L ∞ ) + 0.6543 log 10 (K) + 0.4634 Log 10 (T°)
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Impact de la variation de la mortalité naturelle (M) par âge sur l\'estimation de la biomasse exploitable de la sardinelle (Sardinella aurita ,Valenciennes 1847) de la région centre de la côte algérienne: - 23/61

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