Introduction
Selon la FAO (1996), les ressources halieutiques se trouvent dans une nouvelle situation, jamais
observée auparavant : les captures mondiales sont en nette diminution depuis 1994 par rapport à
l’augmentation de l’effort de pêche, ainsi l’ensemble des stocks se trouve en phase de
surexploitation généralisée. Il est donc impératif d’évaluer l’état des stocks des pêcheries
algériennes. En s’étalant de Ténès à l’Ouest jusqu’à Dellys à l’Est, la région Centre offre un
grand potentiel des pêcheries vu l’activité observée au niveau des trois baies : la baie de Bou
Ismail, la baie d’Alger et la baie de Zemmouri.
Les Labridae comptent parmi les familles de poissons qui ont fait l’objet de peu d’études en
Algérie. Les données relatives à la biologie et à l’écologie de ce groupe d’animaux sont souvent
incomplètes. Les travaux s’y rapportant restent anciens et/ou insuffisants. Malgré le peu d’intérêt
économique en Algérie, la chair des Labridae est assez prisée surtout pour les genres Symphodus,
Labrus et Xyrichthys.
Nous nous proposons de contribuer à la connaissance de cette famille et plus spécialement
amener tant le pêcheur que le consommateur algérien à plus apprécier ce groupe de poisson. En
effet, l’observation et la compréhension du comportement d’une espèce de poisson s’avère d’une
grande nécessité pour les professionnels de la pêche, pouvant leur permettre d’améliorer leurs
performances tout en veillant à la conservation des stocks.
L’espèce Symphodus tinca est la plus grande des crénilabres, elle peut atteindre une taille
maximale de 45 cm, elle vit en milieu rocheux où elle est très abondante depuis la surface
jusqu’a à environ 40 m (Lejeune ,1985). A part quelques contributions, la littérature concernant
cette espèce dans le bassin algérien reste fragmentaire Dièuzeide et al. (1955), Merchiche
(2013), Benmoussa (2015) et Boughamou (2015).
Appelée communément Racao, dans la région Centre, l’espèce est généralement débarquée par
les pêcheurs des petits métiers, souvent dans des casiers de mélange de poisson localement dits
bouillabaisse.
L’objectif principal de ce travail est donc d’apporter notre contribution à l’étude de sa biologie
mais principalement l’évaluation de son niveau d’exploitation.
La présente étude sera axée sur deux principaux volets : le premier étant relatif à la biologie de la
croissance, en déterminant son âge et les différents paramètres de sa croissance (L›∞, K, tR 0 R,W∞,
a et b) par analyse directe des structure d’âge et par analyse des structures des tailles.
Les paramètres fournis en plus des paramètres d’exploitation (Z, M et F) serviront à une
simulation de type monoengin/multispécifique, afin d’évaluer l’état du stock de S. tinca capturé
simultanément avec une autre espèce dite accompagnatrice de la famille des Serranidae
Serranus cabrilla.
8
Selon la FAO (1996), les ressources halieutiques se trouvent dans une nouvelle situation, jamais
observée auparavant : les captures mondiales sont en nette diminution depuis 1994 par rapport à
l’augmentation de l’effort de pêche, ainsi l’ensemble des stocks se trouve en phase de
surexploitation généralisée. Il est donc impératif d’évaluer l’état des stocks des pêcheries
algériennes. En s’étalant de Ténès à l’Ouest jusqu’à Dellys à l’Est, la région Centre offre un
grand potentiel des pêcheries vu l’activité observée au niveau des trois baies : la baie de Bou
Ismail, la baie d’Alger et la baie de Zemmouri.
Les Labridae comptent parmi les familles de poissons qui ont fait l’objet de peu d’études en
Algérie. Les données relatives à la biologie et à l’écologie de ce groupe d’animaux sont souvent
incomplètes. Les travaux s’y rapportant restent anciens et/ou insuffisants. Malgré le peu d’intérêt
économique en Algérie, la chair des Labridae est assez prisée surtout pour les genres Symphodus,
Labrus et Xyrichthys.
Nous nous proposons de contribuer à la connaissance de cette famille et plus spécialement
amener tant le pêcheur que le consommateur algérien à plus apprécier ce groupe de poisson. En
effet, l’observation et la compréhension du comportement d’une espèce de poisson s’avère d’une
grande nécessité pour les professionnels de la pêche, pouvant leur permettre d’améliorer leurs
performances tout en veillant à la conservation des stocks.
L’espèce Symphodus tinca est la plus grande des crénilabres, elle peut atteindre une taille
maximale de 45 cm, elle vit en milieu rocheux où elle est très abondante depuis la surface
jusqu’a à environ 40 m (Lejeune ,1985). A part quelques contributions, la littérature concernant
cette espèce dans le bassin algérien reste fragmentaire Dièuzeide et al. (1955), Merchiche
(2013), Benmoussa (2015) et Boughamou (2015).
Appelée communément Racao, dans la région Centre, l’espèce est généralement débarquée par
les pêcheurs des petits métiers, souvent dans des casiers de mélange de poisson localement dits
bouillabaisse.
L’objectif principal de ce travail est donc d’apporter notre contribution à l’étude de sa biologie
mais principalement l’évaluation de son niveau d’exploitation.
La présente étude sera axée sur deux principaux volets : le premier étant relatif à la biologie de la
croissance, en déterminant son âge et les différents paramètres de sa croissance (L›∞, K, tR 0 R,W∞,
a et b) par analyse directe des structure d’âge et par analyse des structures des tailles.
Les paramètres fournis en plus des paramètres d’exploitation (Z, M et F) serviront à une
simulation de type monoengin/multispécifique, afin d’évaluer l’état du stock de S. tinca capturé
simultanément avec une autre espèce dite accompagnatrice de la famille des Serranidae
Serranus cabrilla.
8
