Généralités
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Selon McCarthy et Shugart (1990), les marqueurs biologiques sont des mesures aux
niveaux moléculaire, biochimique ou cellulaire réalisées soit sur des populations
sauvages provenant d'habitats contaminés ou sur des organismes exposés
expérimentalement aux polluants qui indiquent que l'organisme a été exposé à des
toxiques chimiques ainsi que la magnitude de la réponse de l'organisme au contaminant
(Amiard et Amiard-Triquet, 2008).
La définition a été généralisée : un biomarqueur est défini comme une variation
biochimique, cellulaire, physiologique ou comportementale qui peut être mesurée dans
un tissu, un fluide biologique ou au niveau d’un organisme entier et qui apporte la
preuve d’une exposition et/ou de l’effet d’un ou plusieurs polluants chimiques
biologiques ou encore des radiations (Depledge, 1993 ; Amiard et Amiard-Triquet,
2008).
Dans le volume de septembre 1994, le journal Ecotoxicology a présenté quatre revues
sur le rôle des biomarqueurs dans l'évaluation environnementale sur les invertébrés
(Depledge et Fossi, 1994 ; Amiard et Amiard-Triquet, 2008), sur les vertébrés (Peakall
et Walker, 1994 ; Amiard et Amiard-Triquet, 2008), sur les plantes terrestres ( Ernst et
Peterson, 1994 ; Amiard et Amiard-Triquet, 2008), sur les populations et les
communautés d'invertébrés (Lagadic et al., 1994 ; Amiard et Amiard-Triquet,
2008),Van Gestel et Van Brummelen (1996) ont tenté une redéfinition des termes de
biomarqueurs, bioindicateurs et indicateurs écologiques , en se fondant sur les travaux
précédents parus dans le journal Ecotoxicology en 1994 où Lagadic et al. ont fait une
distinction claire entre biomarqueurs et bioindicateurs et ont restreint l'utilisation du
terme «biomarqueur» aux changements sublétaux biochimiques dus à l'exposition
individuelle aux xénobiotiques (Amiard et Amiard-Triquet, 2008).
Toutefois, cette définition réductionniste n'a pas été entérinée par l'usage (Van der Oost
et al., 2005 ; Allan et al., 2006 Amiard et Amiard-Triquet, 2008), beaucoup de
spécialistes étant soucieux de ne pas négliger des réponses (e.g. physiologiques,
comportementales) qui pourraient être utilisées dans une démarche d'évaluation du
risque impliquant un changement d'échelle de l'individu à la population (Amiard et
Amiard-Triquet, 2008).
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