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Introduction
La prise en conscience actuelle des problèmes liés à la dispersion de polluants dans
l'environnement a généré une demande sociale forte en faveur de la préservation et de la
restauration des écosystèmes terrestres et aquatiques (Lagadic et al., 1997).
Dans la nature, les polluants n'agissent jamais sur des individus isolés mais au minimum
sur les populations des espèces les plus sensibles aux polluants, sur des peuplements et
au-delà sur des biocénoses prises dans leur ensemble (Ramade, 2010).
Par suite du nombre immense d'interactions existant à l'intérieur d'un écosystème, il
peut apparaitre des déséquilibres favorisant certaines espèces dites « pollutolérantes »
mais néfastes à la plupart des autres (Ramade, 2010). Même si tel ou tel polluant
introduit dans un biotope considéré n'est pas toxique pour la majorité des espèces
constituant la communauté qui le peuple, ses effets sur une espèce fonctionnellement
importante pour l'ensemble de la biocénose peuvent conduire à des dommages
considérables sur la santé de l'écosystème tout entier (Ramade, 2010).
La majorité des préoccupations scientifiques afférentes à la problématique de la
pollution environnementale s'est regroupée au cours des dernières décennies dans une
nouvelle subdivision des sciences écologiques que l'on a dénommée « écotoxicologie »
(Ramade, 2010). Cependant, ce terme a été dès ses origines l'objet d'interprétations
divergentes (Ramade, 2010). Il fut créé, il est vrai, par un célèbre toxicologue R.
Truhaut (1974) qui, par la nature même de son domaine d'investigation, la toxicologie
humaine, a de façon involontaire contribué à faire assimiler la problématique de cette
discipline avec une partie celles propres à la toxicologie de l'environnement (Ramade,
2010).
Les dégradations de plus en plus étendues qui résultent de cette pollution de la
biosphère compromettent la stabilité des écosystèmes et menace le renouvellement des
ressources naturelles biologiques voire minérales considérées voici peu de temps encore
comme inépuisables et gratuites telles l'air et l'eau (Ramade, 2010). De la sorte, si la
tendance actuelle n'était pas rapidement compromise par les diverses pollutions
(Ramade, 2010).
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