Analyse des impacts environnementaux potentiels du forage pétrolier offshore dans le cadre de
l’Analyse du Cycle de Vie (ACV)
60
L’objectif principal de cette étude était d’évaluer les impacts environnementaux des
différentes étapes du cycle de vie du forage pétrolier d’exploration offshore en tenant compte
des flux entrants d’énergie et de matiière (gasoil et produits chimiques), des pertes de fluide
de circulation en profondeur au cours des phases du puits, des rejets directs en mer de forage
ainsi que les flux entrants et les émissions des procédés de traitement des cuttings onshore.
L’application de la méthodologie de l’ACV sur le puits de forage pétrolier d’exploration
offshore a été pertinente. Ceci a permis une analyse globale et multicritères des impacts
environnementaux potentiels de ce type de forage. Des classes d’impact prépondérantes ont
été mises en évidence à savoir l’écotoxicité marine et terrestre ainsi que la toxicité humaine
via la chaine alimentaire. La contribution des substances identifiées à la toxicité humaine et à
la toxicité aquatique a été caractérisée selon le modèle semi-empirique de la méthode d'impact.
L’analyse a montré l'impact majoritaire des émissions locales d'hydrocarbures et de métaux
dans les eaux suite aux pertes de circulation ainsi que les rejets directes en mer des fluides à
base d’eau (WBM). Il y a également la contribution importante des émissionset locales sur les
sols due aux procédés de traitement des cuttings onshore. Certaines substances toxiques telles
que Co, Ni, Ba, Hg, Zn et Cd ainsi que les hydrocarbures polycycliques persistants (PAHs),
ont été identifiées comme majoritaires.
Toutefois, les conclusions ne peuvent pas être définitives à ce stade d’analyse. Il y a encore
des incertitudes d'abord en raison d'un manque de données dans l'inventaire du cycle de vie
concernant en particulier la composition de certains additifs de boue et les émissions
atmosphériques; et en second lieu au fait que d'autres moyens importants de transfert de
polluants et d'exposition de la population n'ont pas été analysés.
Il serait donc pertinent d’affiner l’étude avec des données moins génériques pour améliorer
l'analyse du devenir et des effets des substances toxiques dans le milieu marin. Le but est de
calculer des facteurs spécifiques pour mieux caractériser la toxicité humaine et l'écotoxicité
terrestre à l'échelle locale. Ceci permettra d’ouvrir des persepectives de recherche
scientifiques pour mieux exploiter les résultats des calculs et les proposer comme outil d’aide
à la décision pour les décideurs.
l’Analyse du Cycle de Vie (ACV)
60
L’objectif principal de cette étude était d’évaluer les impacts environnementaux des
différentes étapes du cycle de vie du forage pétrolier d’exploration offshore en tenant compte
des flux entrants d’énergie et de matiière (gasoil et produits chimiques), des pertes de fluide
de circulation en profondeur au cours des phases du puits, des rejets directs en mer de forage
ainsi que les flux entrants et les émissions des procédés de traitement des cuttings onshore.
L’application de la méthodologie de l’ACV sur le puits de forage pétrolier d’exploration
offshore a été pertinente. Ceci a permis une analyse globale et multicritères des impacts
environnementaux potentiels de ce type de forage. Des classes d’impact prépondérantes ont
été mises en évidence à savoir l’écotoxicité marine et terrestre ainsi que la toxicité humaine
via la chaine alimentaire. La contribution des substances identifiées à la toxicité humaine et à
la toxicité aquatique a été caractérisée selon le modèle semi-empirique de la méthode d'impact.
L’analyse a montré l'impact majoritaire des émissions locales d'hydrocarbures et de métaux
dans les eaux suite aux pertes de circulation ainsi que les rejets directes en mer des fluides à
base d’eau (WBM). Il y a également la contribution importante des émissionset locales sur les
sols due aux procédés de traitement des cuttings onshore. Certaines substances toxiques telles
que Co, Ni, Ba, Hg, Zn et Cd ainsi que les hydrocarbures polycycliques persistants (PAHs),
ont été identifiées comme majoritaires.
Toutefois, les conclusions ne peuvent pas être définitives à ce stade d’analyse. Il y a encore
des incertitudes d'abord en raison d'un manque de données dans l'inventaire du cycle de vie
concernant en particulier la composition de certains additifs de boue et les émissions
atmosphériques; et en second lieu au fait que d'autres moyens importants de transfert de
polluants et d'exposition de la population n'ont pas été analysés.
Il serait donc pertinent d’affiner l’étude avec des données moins génériques pour améliorer
l'analyse du devenir et des effets des substances toxiques dans le milieu marin. Le but est de
calculer des facteurs spécifiques pour mieux caractériser la toxicité humaine et l'écotoxicité
terrestre à l'échelle locale. Ceci permettra d’ouvrir des persepectives de recherche
scientifiques pour mieux exploiter les résultats des calculs et les proposer comme outil d’aide
à la décision pour les décideurs.
