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Introduction
Depuis longtemps l'homme exploite les ressources hydriques pour satisfaire ses besoins
principalement pour l'alimentation, la production d'électricité, ainsi que pour la pêche
et l'aquaculture. Les premiers essais aquacoles ont commencé avant 4000 ans en Egypte
par la production du fameux poisson : le Tilapia (FAO, 2017a). Actuellement, chez la
famille des Cichlidés, deux espèces sont majoritairement cultivées : le Tilapia du
Mozambique (Oreochromis mosambicus) et le Tilapia du Nil (Oreochromis niloticus).
A propos du Tilapia du Nil, ce dernier est une espèce originaire du Nil qui peuple
également les bassins du Niger, du Volta et du Sénégal (Philippart et Ruwet, 1982).
Grâce à ses caractéristiques intéressantes en aquaculture et en tenant compte de sa
bonne adaptation aux milieux extrêmes et variés, de sa facilité de reproduction en
captivité et de sa large valence écologique, ce poisson a fait l'objet de divers essais
d'élevage et connait actuellement une vaste distribution dans tous les continents depuis
les années 60 (Azaza, 2009; Dhraief et al., 2010). Dans le monde, plusieurs méthodes
ont été employées pour produire le tilapia, notamment en système extensif
(majoritairement dans des étangs), semi-intensif ou encore intensif à hyper-intensif. Ces
derniers systèmes de production demeurent le plus employé. En effet, ces systèmes sont
caractérisés par l’utilisation de souches sélectionnées et d’un aliment composé
performant (Balarin et al., 1982; Watanabe et al., 2002; In: FAO, 2005-2017).
En effet, le Tilapia du Nil est largement connu pour son adaptabilité constatée à tous
les systèmes d’élevage, lié à cela sa période de ponte étalée sur toute l'année. De même,
cette espèce est connue par sa résistance vis á vis des pathogènes, et sa capacité à
supporter les situations de stress et les différentes manipulations associées à
l'aquaculture (Mary, 2006).
Outre les avantages précités, O. niloticus possède un taux de croissance très intéressant,
voire même unique par rapport aux autres espèces de la famille des cichlidés, en plus
d’un bon taux de conversion alimentaire associé à une excellente aptitude à accepter
l’aliment artificiel (Azaza et al., 2005; Azaza et al., 2009).Son régime alimentaire
correspond aux niveaux les plus bas de la chaine alimentaire (phytoplancton,
détritus...). Par conséquent, ces atouts permettent de produire cette espèce avec des
coûts de production relativement modérés et adéquate.
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Etude comparative d\'un aliment commercial distribué en poudre et en granulé au cour de l\'élevage du tilapia du Nil ( tilapia nilotica): - 10/75

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