Introduction
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INTRODUCTION
Le développement industriel, agricole et urbain est accompagné inévitablement par des
problèmes de pollution de l’environnement aquatique. En effet, du fait de l’activité humaine,
plusieurs milliers de substances arrivent à la mer via l’atmosphère ou les eaux continentales
exoréiques. Certaines, comme les pesticides et les radioéléments artificiels, sont étrangères au
milieu marin, alors que d’autre existent déjà naturellement comme les métaux lourds (Nakhlé,
2003).
Ces éléments sont engagés dans des réactions biochimiques et contribuent à l’équilibre du milieu
marin et même nombre d’entre eux sont souvent indispensables au déroulement des processus
biologiques, ce sont des oligo-éléments (Belabed, 2010).
Mais l’apport de contaminants métalliques par l’intermédiaire des effluents industriels et de
l’atmosphère, des fleuves et de leur estuaire, peut modifier la composition de l’eau de mer qui
peut devenir toxique pour diverses formes de vie (Belabed, 2010). C’est le cas, par exemple du
chrome (Cr), du cadmium (Cd), et du plomb (Pb) dans les eaux côtières, dont la concentration a
varié avec les changements dans l’utilisation de leurs dérivés.
Les utilisations des métaux sont multiples et très diversifiées. Les métaux lourds qui entrent dans
l’environnement aquatique sont présents dans tous les compartiments et proviennent à la fois de
sources naturelles et de source anthropogènes (in Belabed, 2010).
A la différence des polluants organiques, les métaux lourds ne se dégradent pas, ce fait ils
peuvent soit s’accumuler dans les chaînes alimentaires, soit s’adsorber sur les particules en
suspension dans l’eau et finira a se sédimentés sur les fonds marins.
Les paramètres physico chimiques des eaux : pH, température, salinité, oxygène dissous et
matières en suspension déterminent la mobilité et la biodisponibilité des métaux lourds en
affectant leur spéciation et de ce fait leur comportement (LCPE, 1994 ; Thevenot et al., 1998 ;
USEPA, 2001).
Les sédiments, reversoirs de métaux lourds, forment une partie intégrale dans le cycle de ces
éléments (Lisk, 1972). Par conséquent, la distribution, la solubilité et le mouvement de ces
éléments restent liés aux propriétés physico-chimiques des sédiments (Korte et al., 1976).
Dans les systèmes aquatiques, les sédiments sont étudiés pour leur rôle d’indicateur de
contamination du milieu, à cause de leur pouvoir de fixation des polluants (Calmano et al.,
1994).
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