Partie I : Cadre conceptuel
Chapitre 2 : Généralités sur la zone d’étude
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c)
Faille du Sahel
Marque l'interface entre le bassin de Mitidja au sud et le Sahel d'Alger au Nord. Sa longueur
est de 63 km et se prolonge depuis le mont Chenoua, jusqu’au massif de Bouzaréah [Boudiaf,
1996; Glangeaud et al., 1952; Saoudi, 1989].
d)
Faille de la Mitidja Sud (Blida)
Représente la partie orientale de la frontière nord du domaine de Boumaad-Medea-Isser. Sa
longueur est d’environ 50 km. Cette faille est segmentée et la longueur des segments varié
entre environ 7 à presque 20 km. Les magnitudes maximales des séismes probables à cette
faille sont comprises entre M=6,5 et M=7,3 [Maouche, 2002].
e)
Faille de Kheir Eddine
S’étend au pied de la marge au large de Tipaza et représente la plus grande structure active de
la zone, sa longueur est de 80 km. Le plus fort taux de raccourcissement horizontal à long
terme est celui de la faille de Kheir Eddine et est estimé à 0,41 +/- 0,1 mm/an, avec une
magnitude maximale de 7,3, ce qui fait de ce chevauchement l’une des structures avec un des
plus forts potentiels sismogéniques de la région [Domzig, 2006].
La plupart des failles cartographiées dans la région de Tipaza représentent un véritable danger
en matière d’aléa sismique mais aussi des aléas associés tels que les tsunamis et les
glissements.
2.3.2. La Sismicité
Le Sahel marque une zone sismique très active de l’Algérie du Nord. Il a connu dans son
passé des séismes majeurs destructeurs et meurtriers (1365, 1674, 1716, 1825, 1867, 1924)
faisant des dizaines de milliers de morts. Par ailleurs, avec ses plus récents séismes, Mont de
Chenoua (1989), Tipaza (1990), Alger (1996) et Boumerdes (2003) (Fig.7), de nouvelles
sources sismogènes sont déterminés, mettant ainsi, l’accent sur le risque majeur que peuvent
encourir toutes les villes limitrophes et plus particulièrement la capitale du pays. De plus
l’activité sismique enregistrée ces dernières années entre Alger-Tipaza est particulièrement
concentrée en mer, témoignant d’un prolongement des failles actives vers la marge
continentale [CGS, 2011].
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