Partie I : Cadre conceptuel
Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
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combinaison de deux composantes : l’aléa et les enjeux. L’aléa est l’évènement en lui-même.
Il peut être d’origine naturelle ou anthropique. Il est caractérisé par une probabilité
d’occurrence et une intensité. Les enjeux désignent les éléments exposés à l’aléa et qui
représentent une valeur humaine, économique ou environnementale : ces enjeux peuvent être
des biens ou des personnes [Hénaff et Philippe, 2014; Robin, 2002]. Dans les études sur le
risque, la question des enjeux est souvent abordée du point de vue de leur vulnérabilité. Lévy
et Lussault, [2013] définissent la vulnérabilité « une exposition intrinsèque à
l’endommagement de toute organisation spatiale ». La vulnérabilité concerne l’exposition des
enjeux mais il est aussi question de leur sensibilité : c’est la « propension à l’endommagement
ou au dysfonctionnement de différents éléments exposés (biens, personnes, activités)
constitutifs d’un territoire et d’une société donné » [Leone et Vinet, 2006].
L’approche du risque privilégiant exclusivement l’aléa est encore présent dans le début des
années 2000. Cela est dû au fait que le concept de vulnérabilité entre tardivement comme
composante du risque et peine à être pris en compte [Leone et Vinet, 2006; Morel, 2006].
L’aléa reste largement présent dans les politiques publiques au détriment de la question des
enjeux qui n’est pas trop développée et celle des représentations qui est rarement évoquée
[Hénaff et Philippe, 2014].
De plus en plus, la compréhension des risques est aussi abordée à travers le regard croisé
d’une approche pluridisciplinaire. La compréhension du risque est maintenant obtenue à partir
de l’analyse de plusieurs aspects : l’approche spatialisée des aspects physiques et humains
(par le biais de l’analyse spatiale), la dimension historique, la perception et la prise en compte
du risque. La réflexion pluridisciplinaire intervient aussi dans l’élaboration de politiques de
prévention et de gestion des risques. Elle est de plus en plus sollicitée par les pouvoirs publics
à travers des programmes de recherche [Leone et Vinet, 2006].
3.
Expression d’un risque côtier
On peut représenter le risque R sous la forme d’une expression du type :
R = f (A, V)
où A = l’aléa ou la combinaison d’aléas directs et/ou induits
V = vulnérabilité d’origine naturelle ou artificielle, de position et/ou de qualité
Cette expression constitue le modèle conceptuel du risque et exige, pour être traduite dans un
formalisme mathématique, la connaissance des modalités de l’aléa et de celles de la
vulnérabilité. Il est important de noter que les variables peuvent se combiner entre elles pour
former des « super-variables ». Par exemple, soit la variable vulnérabilité « distance au trait
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Utilisation de la géomatique pour l’étude des risques côtiers dans la zone centre Algérienne (littoral de Cherchell): - 32/222

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