Partie I : Cadre conceptuel
Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
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Introduction
Les risques se situent au niveau d’une confrontation systémique entre un système social et un
système « naturel » à un instant donné, fondement même de la gestion intégrée de la zone
côtière [Ojec, 2002]. Ils sont traditionnellement décrits comme le produit d’un ou plusieurs
aléas par la vulnérabilité. Les risques analysés sont généralement classés en fonction des aléas
[Burton et al, 1993 ; Smith, 1996] et plus rarement en fonction de la vulnérabilité. La
globalisation du risque au niveau mondial engendre une prise de conscience planétaire et
l’émergence de nouvelles attitudes générales destinées à concilier l’usage de plus en plus
pressant de la zone côtière [Green et Penning-Rowsell, 1999] et sa protection [Carter, 1991].
Il importe alors de bien dissocier génétiquement les deux facettes du risque côtier : le risque
sociétal et le risque écosystémique côtier.
L’utilisation des outils de la géomatique devient rapidement nécessaire pour l’appréhension
globale du risque vu sous l’angle spatial (localisation de la zone à risque), systémique (étude
du processus à l’origine du risque) ou socio-économique (étude de la genèse d’attitude face au
risque, conséquences induites sur l’espace). On peut s’en rendre compte à la lecture des
documents cartographiques réglementaires traitant du problème.
On peut envisager l’utilisation de l’outil selon une philosophie systémique. Deux approches
complémentaires se dessinent alors : il s’agit d’un côté de la connaissance par la mesure
directe des aléas et de la vulnérabilité (résistance/résilience). C’est l’approche inventaire. Il
s’agit de l’autre côté de la modélisation des processus physiques et humains en œuvre. Dans
les deux approches, l’objectif est la proposition de réduction du risque directement dans le
cadre de la prévention. Les outils peuvent ainsi devenir de véritables outils de gestion des
risques en jouant sur les paramètres définissant la résistance/résilience des zones (défenses
côtières par exemple) ou en soustrayant des zones initialement constructibles à l’emprise
d’aléas soit par modification du statut juridique de la zone côtière (zone non constructible),
soit en déplaçant des zones bâties avec indemnisation (au sens de l’amendement qui propose
des dédommagements aux habitants des zones à très haut risque en bordure de rivage en
contrepartie de l’abandon de l’habitation, [Crowell et al, 1999].
La géomatique va mettre au service des gestionnaires des territoires un ensemble de données
et de méthodologies que cette thèse propose d’aborder.
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