Partie IV
Chapitre 1 : Évaluation de la vulnérabilité physique et socio-économique
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submersions marines correspondent au centre urbain de Cherchell. Cette vulnérabilité très
élevée s’explique par la présence d’un port de plaisance, ainsi qu’une infrastructure routière
développée (RN°11 et chemin de wilaya), et de nombreuses structures de bâtiments, ainsi que
la présence de nombreux vestiges patrimoniaux de l’ère romaine, antique et coloniale. La
vulnérabilité élevée correspond aux zones de forte occupation humaine, telle la ville de
Cherchell et les agglomérations secondaires d’Oumazar, Tizirine et Parc qui sont des zones
fortement urbanisées à vocation économique développée, avec des réseaux routiers importants
et qui abritent des monuments historiques. Les zones à vulnérabilité modérée correspondent
aux quartiers à vocation agricole telle que le cap des trois îlots Bella et Bordj el Ghoula.
Parmi ces zones, il y a les côtes à falaises hautes à accès difficile et à fort couvert végétal. Ces
zones sont presque dépourvues de tous types de vie humaine telle que la forêt de cap Blanc,
les plans d’eau et la plage Hamdania, ces zones sont de faible vulnérabilité socio-économique
(Fig.118).
D’après les résultats obtenus lors de cette étude, une stratégie d’adaptation et de protection
des biens et des personnes devient une nécessité. Cependant, pour les décideurs locaux et les
planificateurs, il est difficile d’identifier où, quand et comment s’adapter aux impactes
d’érosion et de submersion sur les zones côtières [Moser et al., 2012]. L’absence d’étude de
ce genre sur la côte de Cherchell aggrave l’identification et la localisation des secteurs les plus
vulnérables qui nécessitent une intervention urgente.
Pour lutter contre les risques d’érosion et de submersion future sur la côte de Cherchell,
plusieurs techniques de protection existent, par exemple l’alimentation de plages, le
reboisement des dunes, l’identification des pistes de piétinement sur les dunes, la gestion de
l’urbanisation ainsi que la protection de la bande littorale (bande des 300 m) vers l’intérieur
du pays, contre tous types d’intervention humaine.
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