Partie III
Chapitre 1 : Inondations marines dues aux niveaux marins extrêmes
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Les levés topographiques ont été effectués à l’aide d’un récepteur mobile GPS cinématique en
temps réel (RTK) permettant de mesurer un point à quelques centimètres prés. Le récepteur
mobile GPS en mode RTK reçoit des données des satellites et d’une station de référence
simultanément et fournit instantanément la position tridimensionnelle du point à une erreur 1
cm environ, mais une erreur d'environ 15 cm (RMSE) typique du balayage laser aérien ou
LIDAR. Ces levés sont de très haute précision, où l’erreur globale générée est de quelques
centimètres (< 20 cm). La haute précision de ces levés conduit plusieurs chercheurs dans le
monde à utiliser cette méthode pour la simulation des inondations côtières due aux niveaux
marins extrêmes [Gallien et al., 2011; Murdukhayeva et al., 2013].
Le modèle présenté pour la simulation des niveaux marins extrêmes est développé par le
Centre commun de recherche de la Commission européenne [Vousdoukas et al., 2018]. Ses
niveaux marins extrêmes (ESL) sont déterminés par l'effet combiné de l’élévation moyenne
de niveau de la mer (MSL), le niveau de la marée haute (ηtide) et les fluctuations du niveau
d'eau dues aux extrêmes climatiques, c'est-à-dire les niveaux d'eau déterminés par les vagues
et les ondes de tempête (ηCE) [Vousdoukas et al., 2018].
(3)
2.2.
Scénarios utilisés
Les données des indices de la formule (3) utilisée pour cartographier le risque d’inondation
due aux niveaux marins extrêmes qui peuvent affecter la côte Est de Cherchell sont décrites
ci-dessous :
-
Élévation moyenne de niveau de la mer (MSL) : L’élévation de niveau de la mer
accentue le risque d’inondation des zones côtières basses. Par conséquent, lors de l’étude des
inondations due aux niveaux marins extrêmes, le taux d’élévation de niveau de la mer est un
paramètre important à prendre en considération. Plus ce taux est élevé, plus la côte est
vulnérable. Dans cette étude, on a opté pour les mesures effectuées par les satellites
d’altimétrie spatiale Topex/Poséidon et Jason 1, pour la période allant de 1993 et 2006, en
Méditerrané occidental. Ces mesures sont très utiles puisqu’il n’existe aucune mesure
historique des marégraphes dans la côte de Cherchell. La côte de Cherchell a révélé un taux
d’élévation
de
niveau
de
la
mer
de
2,5
mm/an.
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