Partie III
Chapitre 1 : Inondations marines dues aux niveaux marins extrêmes
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Introduction
Les régions côtières sont les zones les plus menacées par les risques naturels [Kron, 2013].
Ces zones contiennent un grand nombre de récepteurs (naturels, physiques et socioéconomiques), ce qui les rend particulièrement vulnérables aux risques côtiers tels que les
inondations marines [Ballesteros et al., 2018]. En outre, en absence d'une adaptation
supplémentaire, le risque d'inondation marine devrait augmenter à l'avenir en raison de deux
facteurs principaux. D’abord, le changement climatique et l'élévation du niveau de la mer
devraient accroître la fréquence et la gravité des inondations [Simard et al., 2015], et ensuite,
le nombre de récepteurs potentiellement exposé (infrastructures, activités socio-économiques,
population) augmente dans les plaines d'inondation et/ou à proximité de la mer [Hallegatte et
al., 2013]. La communauté internationale, passe de la protection contre les inondations à la
gestion des risques d'inondation [Ballesteros et al., 2018].
Dans les régions côtières méditerranéennes, les inondations peuvent être présentes suite à des
forçages d'origines multiples agissants à des échelles de temps différentes : les inondations
permanentes, à long terme sont les conséquences de changement climatique et de l’élévation
de niveau de la mer [Nicholls et al., 1999]; les inondations épisodiques, à court terme sont les
résultats des ondes de tempêtes marine [Benavente et al., 2006]. De nombreuses études ont été
effectués afin d’évaluer le risque d’inondation marine à travers le monde, dont on cite,
Espagne [Ballesteros et al., 2018], Canada [Simard et al., 2015], la côte européenne
[Vousdoukas et al., 2018], États-Unis [Finkl, 2000], Inde [Saxena et al., 2013], Maroc [Niazi,
2007]. Selon Nicholls et Mimura [1998], le sud de la Méditerranée est l’une des régions les
plus exposées aux inondations dues aux houles de tempête, et particulièrement vulnérables à
l’élévation du niveau de la mer où les meilleurs options d’adaptation restent flous.
La côte algérienne d’une longueur de 1622 Km, au Sud de la Méditerranée occidentale,
constitue un pôle pour le développement touristique et économique de pays, afin de surmonter
la crise économique due ou déclin des hydrocarbures. La mauvaise gestion ou parfois la nongestion de ses espaces côtiers les rend vulnérables aux risques côtiers tels que les inondations
marines qui peuvent intensifier avec l’élévation de niveau de la mer Méditerranée [GIEC,
2014]. Les études menées sur les risques d’inondations marines en Algérie sont rares en
raison de manque de données de base, la seule étude se résume à celle menée par [Djouder,
2018] sur la côte de Bejaia sans évaluation de risque aux infrastructures, et des témoignages
des pêcheurs qu’une houle de tempête de 3 m a inondé le port de Cherchell le mois de mars
2012.
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