Partie II
Chapitre 1 : Variation spatio-temporelle du rivage de Cherchell
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Figure 53 : Pourcentages des surfaces, accrétés, stables et érodés, des trois plages étudiées.
Le suivi de l’évolution des plages étudiées, fait ressortir que 47 % du rivage sont stables (près
de la moitié du rivage étudié), au niveau de la plage Centre et une partie de la plage Tizirine.
Par contre l’accrétion ne représente qu’une petite partie du littoral étudié (soit 17%) et se
localise au centre de la plage Tizirine, avec un faible taux d’accumulation, donc on peut
considérer que la plage est en équilibre.
Les corrélations effectuées entre l’orientation des plages et les transects générés indiquent des
liens faibles, ce qui témoigne que l’érosion, l’accrétion et la stabilité marquée sur les trois
plages ne dépendent pas de l’orientation de ses plages.
La récession localisée à la plage Hamdania, représente plus d’un tiers du rivage étudié et vue
la faible corrélation entre l’orientation de la plage et le taux d’évolution, l’origine de cette
érosion est due essentiellement aux activités anthropiques qui se traduisent par :
 La construction de barrage Boukerdene à l’arrière-pays sur le lit d’Oued El Hachem en
1992, ce barrage joue le rôle d’un piège à sédiment (piège 0,21 hm
3 des sédiments par
année), créant ainsi une crise sédimentaire (déséquilibre du bilan sédimentaire entre la
plage et la mer).
 L’extraction abusive de sable de cette plage et celui de son lit d’oued durant la
décennie noire qui a vécu l’Algérie dans les années 1990 pour répondre au besoin de
construction.
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