Chapitre II
Etat de connaissance du littoral de la baie de Zemmouri
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temps dépassant un siècle. Pour la région de la Méditerranée occidentale, l’altimétrie satellitaire
Topex/Poseidon et Jason 1 a enregistré une élévation du niveau de la mer Méditerranée de l’ordre
de 2.5 mm/an entre 1993 et 2006. L’exactitude de cette valeur peut être mise en doute du fait
notamment qu’elle tient compte du forçage anthropique du climat et néglige les mouvements
tectoniques et les subsidences (DJOUDER et BOUTIBA, 2017).
8. Facteurs anthropiques
L’intervention de l’homme sur l’environnement naturel peut aggraver des impacts sur l’équilibre
du littoral dans notre région d’étude.
Ces interventions anthropiques spectaculaires laissent des marques réelles sur le recul du trait de
côte. Parmi ces actions, on peut citer :
8.1. La construction des barrages :
L’apport sédimentaire des fleuves est l’un des principales sources d’alimentation pour les plages
en sable, mais par la construction des barrages, le volume de sédiments terrigène atteignant la cote
se réduit car leur action se représente un piège des sédiments. La zone d’étude possède trois
barrages qui réduisent des quantités considérables des sédiments (barrage de Keddara en 1987 en
amont d’Oued Boudouaou El Bahri, barrage El Hamiz en amont d’Oued Réghaia et barrage de
Beni Amrane en amont d’Oued Isser en 1988).
8.2. L’extraction abusive du sable :
L’extraction de sable des plages et de gravier fluviaux pour des intérêts de construction est une
action courante ce qui entraine de réduire considérablement la quantité des sédiments fluviaux et
le sable sur la cote qui permet donc de recul de trait de côte.
8.3. Aménagement portuaire et maritime :
Les structures portuaires jouent un rôle de barrière littorale pour la dérive littorale des sédiments
risquent de perturber le transit des matériaux et de modifier l’évolution du rivage.
Des accumulations de sable se forment contre les jetées qui arrêtent le courant tandis que les
secteurs situés au-delà de ces obstacles démaigrissent et reculent car privés d’apport sédimentaires.
L’aménagement du linéaire côtier de la zone d’étude a été commencé très tôt par la construction
des ports (Djinet en 2009), les ouvrages de haut de plage et bas de plage à Boumerdes (Rocher
noir) et aussi les ouvrages d’Ain Taya.
8.4. L’urbanisation anarchique près de cote :
La construction près de la cote laisse une marque sur le recul de la cote qui entraine une
surexploitation des réserves côtier (sable, eau, …), et il constitue un obstacle réfléchissant pour les
houles, permet aussi de diminuer le couvert végétale et la dégradation des dunes, le surpeuplement
de la zone et l’implantation des usine provoque par les rejets liquides et solides en mer la
déséquilibre l’écosystème côtière.
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