Chapitre I
Généralités
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Dans les côtes algériennes, l’amplitude de la marée n'est pas importante, le marnage est de l’ordre
de 20 à 30 cm en pleine lune et de 5 à 15 cm en nouvelle (AMAROUCHE, 2015).
2.3. Les courants :
Un courant par définition est une masse d’eau qui se déplace sur de très longues distances, à la
surface ou en profondeur, suivant une direction donnée.
Les courants sont responsables de l’état dynamique des sédiments (érosion, transport et
sédimentation) (OTMANI, 2014).
2.3.1. Type des courants :
 Courant de dérive littorale :
Lorsque la houle arrive à la côte avec une certaine obliquité elle donne naissance à un courant
parallèle au rivage, le plus souvent désigné sous le nom de dérive littorale, situé entre les lignes de
déferlement et le trait de côte. Ce courant joue un rôle très important dans l'évolution des rivages,
en particulier quand il s'agit de plages.
La vitesse de la dérive littorale n’est pas facile à calculer. Il existe cependant des formules qui
permettent de faire des estimations citant celle de CARTIER Adrien (2011).
 Courant de retour :
L’apport d’eau a la cote, du au déferlement qui transforme les vagues d’oscillation en vagues de
translation, doit logiquement être compensé par un retour d’eau vers le large, produisant un courant
qui se manifeste près du fond dans l’espace infralittoral et auquel on donne parfois le nom de
récurent ou encore courant d’arrachement. Il est perpendiculaire à la cote lorsqu’il nait de la
rencontre de deux dérives littorales de sens opposé. Mais ils sont le plus souvent obliques
(SENECHAL 2003).
3. Emprise humaine et modification du trait de côte :
Le littoral est depuis toujours le lieu privilégié d'installation de ports, de villes et d'activités
industrielles et économique. Ces pressions humaines causent de profondes perturbations du rivage
et des écosystèmes littoraux. Ces perturbations agissent conjointement et placent les plages dans
une situation précaire. A titre d'exemple, on peut citer :
3.1. La littoralisation de la bande côtière :
Cette action accélère le phénomène de l’érosion côtière tout en augmentant le déficit sédimentaire.
3.2. La construction des barrages en amont des Oueds :
Elle va réduire considérablement les quantités de sédiments charriés.
3.3. La dégradation du couvert végétale :
Elle favorise le départ de sédiment des dunes vers l’arrière-pays par des agents aériens tel que le
vent.
3.4. La fréquentation humaine :
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Evaluation des impacts des changements climatiques et des activités anthropiques sur le littoral de la baie de Zemmouri: Vulnérabilité et adaptation - 22/142

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