Chapitre III
Résultats et discussions
43
D’une manière générale, les courbes de variation mensuelle de l’oxygène dissous ont une
même allure pour toutes les stations. Les teneurs de l’oxygène dissous varient entre 2,6 mg/l
en moi de juin au niveau de la station S 3 et 12 mg/l en moi de mars à la station S 2 .
14
12
10
8
6
4
2
0
Mars
Avril
Mai
Juin
S1
S2
S3
S4
S5
S6
Mois
Figure n° 24 : Variation mensuelle (mars, avril, mai et juin 2010) de l’oxygène
dissous des différentes stations.
Durant les trois premières sorties (mars, avril et mai), les valeurs de l’oxygène dissous les
plus élevées sont mesurées au niveau de la station S 2 où la charge en poisson est plus faible
(environ 15 000 individus) par rapport à celle de la station S 3 (30 000 individus).
Les faibles teneurs enregistrées en mois de juin en particulier pour les stations S 2 , S 3 et S 4
(respectivement 4,4 mg/l, 2,6 mg/l et 4,8 mg/l) sont dues probablement à l’arrêt accidentel de
la pompe d’aération le jour de cette sortie. En effet, la pompe d’aération s’est arrêtée peu de
temps avant notre arrivée. Après quelques tentatives de mise en service de cette pompe, le
personnel technique a procédé à la mise en marche de la deuxième pompe réservée à de telles
situations (arrêt de la pompe principale par exemple).
Selon Lequenne (1984), en élevage, des taux d’oxygène dissous de 2 mg/l ne sont pas létaux
s’ils sont de courte durée, et l’on ne constate guère de perturbation tant que cette teneur
demeure supérieure à 3 mg/l.
À l’exception des valeurs mesurées an mois de mars au niveau de la station S 4 (11,8 mg/l) et
au mois de juin dans la station S 3 (2,6 mg/l), les teneurs enregistrées en oxygène dissous sont
tolérables pour la survie des deux espèces. En effet, le loup affectionne particulièrement les
eaux agitées et donc riches en oxygène dissous : il lui en faut au minimum 4,5 mg/l
(Bénéteau et Chinzi, 1998). Le taux d’oxygène dissous exigé par la daurade se situe entre 4 et
8 mg/l (Lequenne, 1984).
Les valeurs de l’oxygène dissous présentent une bonne corrélation avec celles de la
température car celle-ci agit sur la solubilité de l’oxygène et sur la respiration des espèces
poikilothermes conformément à la loi d’Arrhénius
1 ; une élévation 10° C de la température
1
En cinétique chimique la loi d'Arrhenius permet de décrire la variation de la vitesse d'une réaction chimique en
fonction de la température.
Résultats et discussions
43
D’une manière générale, les courbes de variation mensuelle de l’oxygène dissous ont une
même allure pour toutes les stations. Les teneurs de l’oxygène dissous varient entre 2,6 mg/l
en moi de juin au niveau de la station S 3 et 12 mg/l en moi de mars à la station S 2 .
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Mois
Figure n° 24 : Variation mensuelle (mars, avril, mai et juin 2010) de l’oxygène
dissous des différentes stations.
Durant les trois premières sorties (mars, avril et mai), les valeurs de l’oxygène dissous les
plus élevées sont mesurées au niveau de la station S 2 où la charge en poisson est plus faible
(environ 15 000 individus) par rapport à celle de la station S 3 (30 000 individus).
Les faibles teneurs enregistrées en mois de juin en particulier pour les stations S 2 , S 3 et S 4
(respectivement 4,4 mg/l, 2,6 mg/l et 4,8 mg/l) sont dues probablement à l’arrêt accidentel de
la pompe d’aération le jour de cette sortie. En effet, la pompe d’aération s’est arrêtée peu de
temps avant notre arrivée. Après quelques tentatives de mise en service de cette pompe, le
personnel technique a procédé à la mise en marche de la deuxième pompe réservée à de telles
situations (arrêt de la pompe principale par exemple).
Selon Lequenne (1984), en élevage, des taux d’oxygène dissous de 2 mg/l ne sont pas létaux
s’ils sont de courte durée, et l’on ne constate guère de perturbation tant que cette teneur
demeure supérieure à 3 mg/l.
À l’exception des valeurs mesurées an mois de mars au niveau de la station S 4 (11,8 mg/l) et
au mois de juin dans la station S 3 (2,6 mg/l), les teneurs enregistrées en oxygène dissous sont
tolérables pour la survie des deux espèces. En effet, le loup affectionne particulièrement les
eaux agitées et donc riches en oxygène dissous : il lui en faut au minimum 4,5 mg/l
(Bénéteau et Chinzi, 1998). Le taux d’oxygène dissous exigé par la daurade se situe entre 4 et
8 mg/l (Lequenne, 1984).
Les valeurs de l’oxygène dissous présentent une bonne corrélation avec celles de la
température car celle-ci agit sur la solubilité de l’oxygène et sur la respiration des espèces
poikilothermes conformément à la loi d’Arrhénius
1 ; une élévation 10° C de la température
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En cinétique chimique la loi d'Arrhenius permet de décrire la variation de la vitesse d'une réaction chimique en
fonction de la température.
