Introduction
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INTRODUCTION
Aujourd’hui, l’aquaculture représente plus de 47% de la production halieutique mondiale
(FAO, 2018). Elle concerne l’élevage et la récolte des mollusques, des poissons et des plantes
aquatiques ; et assure un apport en nourriture pour une population en croissance. Présentement,
l’aquaculture se lie à de nouvelles approches et techniques qui visent à rendre son
développement plus responsable vis-à-vis de l’environnement. Nous en citons l’Approche
Ecosystémique de l’Aquaculture (AEA), la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) et la
Planification de l’Espace Maritime (PEM) qui sont des stratégies globalisantes qui intègrent
l’activité aquacole dans l’écosystème au sens large pour favoriser la collaboration entre les
secteurs afin d’exploiter les synergies qui se présentent entre les différentes activités en mer et
promouvoir ainsi une utilisation durable des ressources.
En Algérie, l’aquaculture est une activité relativement récente même si les premiers essais
documentés remontent à près d’un siècle (Chalabi, 2010). Elle a d’ailleurs connu des débuts
compliqués en terme de développement, et ce, malgré la volonté apparente de l’état de
promouvoir ce secteur avec la mise en œuvre de mesures incitatives comme le financement de
projets ou l’aide à l’investissement. Ces efforts semblent, tout de même, enfin porter leurs fruits
puisque la production aquacole a enregistré une croissance de +20 % en 2019 par rapport aux
années antérieures d’après le ministère de la pêche et des ressources halieutiques (MPRH) et ce
chiffre est attendu à la hausse pour les années à venir. Son développement sur le territoire
national peut toutefois être optimisé par une meilleure jonction sur le terrain avec les acteurs
locaux et aussi en donnant un rôle plus décisif aux organismes scientifiques et centres de
recherche en terme d’encadrement et d’orientation ; car ils peuvent permettre d’optimiser la
production, de mieux cibler les sites d’implantation et de mesurer davantage les contraintes à
l’exploitation et les impacts de l’activité aquacole sur le milieu environnant.
Pendant longtemps, les données environnementales en mer provenaient exclusivement de
réseaux de monitoring par capteurs, de sorties en mer, et de compagnes océanographiques.
Même si ces méthodes ont toujours leur place dans les sciences de la mer ; car elles assurent
une fiabilité des données et une bonne connaissance du terrain, elles demandent beaucoup de
moyens et de matériels qui parfois ne sont pas accessibles et elles ne répondent pas toujours à
la résolution temporelle et/ou spatiale recherchée. Les technologies actuelles de gestion et de
traitement de données constituent un réel apport pour les études en environnement marin ;
comme l’observation satellitaire qui produit des données à résolution satisfaisante (30 m dans
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Identification des zones propices à héberger des filières conchylicoles par modélisation numérique et télédetection: - 9/87

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