Chapitre Ⅱ
Matériel et méthodes
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(Grimes, 2010). La baie d’Alger, quant à elle, est composée principalement de promontoires
rocheux, de plages et de falaises. Elle subit une érosion importante car elle est directement
exposée aux forces hydrodynamiques (Maouche et al., 2009). De Sidi-Fredj vers le mont
Chenoua (baie de Bou-Ismaïl), se rencontre une succession de plages où Douaouda marine
indique le début des falaises plus ou moins abruptes (Grimes, 2010).
II.2.3 Hydrodynamisme
L’hydrodynamisme sur les côtes algéroises se caractérise par une hauteur moyenne de vagues
faibles à moyennes (entre 0,2 m et 3 m d’amplitude) (Otmani et al., 2019). Même si la hauteur
de 1 m semble être la plus représentative sur la baie d’Alger (Hemdane, 2016), les vagues
peuvent atteindre une hauteur maximale de 3 m lors des tempêtes ou des séismes (YellesChaouche, 2009).
II.2.4 Contexte environnemental
Près de 45% de la population algérienne réside et travaille dans les wilayas littorales et
augmente considérablement en période estivale. Cette forte anthropisation génère plusieurs
formes de pollutions (organique, chimique, thermique, bactérienne…) qui ont un impact sur la
durabilité des ressources, la préservation des écosystèmes, et la santé humaine (Grimes, 2010).
Les industries du territoire algérien se sont toutes concentrées dans la bande littorale où l’on
recense plus de 50 % des unités industrielles nationales. La zone algéroise concentre à elle seule
38 % des unités industrielles du pays (Diveco, 2017).
Pour ce qui est de la pollution hydrique, les zones côtières peuvent être confrontées à
diverses sources de pollution. Nous pouvons notamment citer :
 Les rejets domestiques qui sont une source de pollution organique.
 Les rejets des industries chimiques et pétrochimiques à savoir : les métaux lourds, les
hydrocarbures et les composés organiques, l’acide sulfurique, les matières fibreuses et
les substances chromiques, les éléments basiques, les composés azotés, les cyanures,
les catalyseurs usagés et les goudrons, la soude, les pesticides, les détergents et les
organochlorés (Diveco, 2017).
 Les rejets des centrales thermiques : les eaux de refroidissement des unités de Sonelgaz
augmentent la température des eaux marines et leur teneur en chlore (Grimes, 2010).
 Le lessivage des sols des grands périmètres agricoles qui élève la teneur en éléments
nutritifs des zones marines voisines (Grimes, 2010).
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