Chapitre IV
Résultats et Interprétations
2007/2008
71
Conclusion
Les eaux du large de la baie d’Alger sont fortement affectées par une dynamique et une instabilité
induite par le comportement du courant Algérien. Ce courant est responsable d’une hétérogénéité
dynamique observée entre 0 et 200 m de profondeur et qui comprend diverses remontées et
convergence d’eau. Cette dynamique est aussi génératrice d’un mélange horizontal plus ou moins
important qui influe à son tour sur la distribution phytoplanctonique dans le site (Semmar, 1992).
Cependant, la distribution verticale des paramètres physicochimiques, des sels nutritifs, de la
chlorophylle a et des phaeopigments entre 0 et 200 m de profondeur dans les eaux du large de la
baie d’Alger nous a permis de mètre en évidence les différentes couches d’eaux qui occupent cette
colonne d’eau et qui sont les suivantes :
une couche de surface caractérisée par des minimums en sels nutritifs et un maximum en
oxygène dissous d’une épaisseur d’environ 60 m, c’est la couche de production
photosynthétique (zone euphotique) ;
En dessous de celle-ci on constate l’existence d’une poche d’eau caractérisée par des
maximums relatifs en sels nutritifs accompagnés de très légers minimum locaux en
oxygène dissous et maximum en chlorophylle a qui s’est détachée de son origine profonde.
Dans les strates inférieures de cette colonne d’eau et en dessous de 150 voir 180 m de
profondeur, se trouve une couche d’eau riche en sels nutritifs et pauvre en oxygène dissous.
En dehors de la poche d’eau observée à la base de la couche euphotique, la stratification paraît
normale. Cette poche d’eau reflète les perturbations de la stratification générée par le courant
algérien et l’hétérogénéité dans la production et la répartition de la biomasse phytoplanctonique le
long de la colonne d’eau au large de la baie d’Alger.
Le diagramme T-S des eaux du large de la baie d’Alger entre 0 et 200 m de profondeur montre la
présence de deux masses d’eaux :
l’eau Atlantique modifié (MAW) ;
l’eau profonde (Western Mediterranean Deep Water ou WDMW).
Le rapport N/P au large de la baie d’Alger entre 0 et 200 m de profondeur est de l’ordre de 21.56
ce rapport est très proche de celui trouvé dans les eaux du large du bassin occidentale de la
méditerranée qui est de l’ordre de 22 (Raimbault et al, 1993), mais il est largement supérieur à
celui de l’eau Atlantique qui est de l’ordre de 16 (Minster et Boulahdid, 1987).
Résultats et Interprétations
2007/2008
71
Conclusion
Les eaux du large de la baie d’Alger sont fortement affectées par une dynamique et une instabilité
induite par le comportement du courant Algérien. Ce courant est responsable d’une hétérogénéité
dynamique observée entre 0 et 200 m de profondeur et qui comprend diverses remontées et
convergence d’eau. Cette dynamique est aussi génératrice d’un mélange horizontal plus ou moins
important qui influe à son tour sur la distribution phytoplanctonique dans le site (Semmar, 1992).
Cependant, la distribution verticale des paramètres physicochimiques, des sels nutritifs, de la
chlorophylle a et des phaeopigments entre 0 et 200 m de profondeur dans les eaux du large de la
baie d’Alger nous a permis de mètre en évidence les différentes couches d’eaux qui occupent cette
colonne d’eau et qui sont les suivantes :
une couche de surface caractérisée par des minimums en sels nutritifs et un maximum en
oxygène dissous d’une épaisseur d’environ 60 m, c’est la couche de production
photosynthétique (zone euphotique) ;
En dessous de celle-ci on constate l’existence d’une poche d’eau caractérisée par des
maximums relatifs en sels nutritifs accompagnés de très légers minimum locaux en
oxygène dissous et maximum en chlorophylle a qui s’est détachée de son origine profonde.
Dans les strates inférieures de cette colonne d’eau et en dessous de 150 voir 180 m de
profondeur, se trouve une couche d’eau riche en sels nutritifs et pauvre en oxygène dissous.
En dehors de la poche d’eau observée à la base de la couche euphotique, la stratification paraît
normale. Cette poche d’eau reflète les perturbations de la stratification générée par le courant
algérien et l’hétérogénéité dans la production et la répartition de la biomasse phytoplanctonique le
long de la colonne d’eau au large de la baie d’Alger.
Le diagramme T-S des eaux du large de la baie d’Alger entre 0 et 200 m de profondeur montre la
présence de deux masses d’eaux :
l’eau Atlantique modifié (MAW) ;
l’eau profonde (Western Mediterranean Deep Water ou WDMW).
Le rapport N/P au large de la baie d’Alger entre 0 et 200 m de profondeur est de l’ordre de 21.56
ce rapport est très proche de celui trouvé dans les eaux du large du bassin occidentale de la
méditerranée qui est de l’ordre de 22 (Raimbault et al, 1993), mais il est largement supérieur à
celui de l’eau Atlantique qui est de l’ordre de 16 (Minster et Boulahdid, 1987).
