Chapitre I
Généralités
2007/2008
2
Dans ce chapitre nous abordons brièvement les notions de l’hydrologie de bassin algérien,
paramètres physico-chimiques, sels nutritifs et production pélagique à fin d’avoir une idée sur les
interactions qui existent entre ces éléments, le rôle de chaque élément, ainsi que l’utilisation de
chaqu’un dans l’étude du milieu marin.
1. Le bassin algérien
1.1. Situation géographique du bassin algérien
Le bassin algérien est localisé au Sud du bassin occidental méditerranéen à une latitude de 35° à
40° Nord pour une longitude de 2° Ouest à 7° 45 Est. Il est situé à l’Est de la Mer d’Alboran,
entre l’Algérie au Sud, les îles Baléares au Nord Ouest et la Sardaigne au Nord est (Benzohra et
Millot, 1995).
1.2. Hydrologie du Bassin Algérien
Le bassin algérien constitue une zone clé pour la circulation générale dans la Méditerranée
occidentale (Puillat et al. 2002), un réservoir où l’eau d’origine atlantique s’accumule avant de
s’écouler vers le Nord et vers l’Est (Millot, 1985).
Le courant algérien correspondant au flux de l’eau atlantique modifiée (MAW), le long du talus
algérien où ses caractéristiques sont particulières, est initialement un courant côtier (aux
alentours de 0°) de quelques dizaines de km de large et quelques centaines de km d’épaisseur. Ce
courant est instable car il génère deux types de phénomènes à méso échelle observés entre
environ 0° et 8°E. La plupart du temps, il engendre des séries de tourbillons relativement peu
importants et peu profonds qui n’ont pas de conséquences significatives sur la circulation des
masses d’eau. Cependant, ce courant forme, occasionnellement, de larges méandres qui ont des
conséquences dramatiques sur la circulation de ces masses d’eau (Millot et Taupier-letage,
2004).
A proximité du canal de Sardaigne, quelques tourbillons se détachent de cette pente et se
propagent le long de celle de Sardaigne. Il est supposé que les tourbillons suivent, ensuite, un
circuit dans le sens des aiguilles d’une montre dans la partie orientale du bassin. Seuls les
tourbillons anticycloniques peuvent se développer et atteindre un diamètre au dessus de 200 km
avec une extension en profondeur. Par une étude interdisciplinaire au large de l’Algérie (ELISA,
1997-1998) et une étude d’une série d’images satellitaires NOAA/AVHRR pendant 3 ans, on a
montré que la durée de vie de ces tourbillons peut atteindre 3 ans (Puillat et al, 2002). Aux
frontières de ces tourbillons, le long des côtes africaines, apparaissent des panaches d’eau froide
indicateurs de résurgence. Ces remontées ne dépendent pas, en priorité, du vent ni ne sont
attachées à la topographie de la côte ou du fond, mais étroitement liées aux formations
tourbillonnaires (Jacques et Tréguer, 1986).
En ce qui concerne l’eau intermédiaire levantine (LIW), une partie de celle-ci est arrachée de la
veine principale, déjà décrite plus haut, par les tourbillons algériens à méso échelle. Puisque il y a
souvent un de ceux-ci qui interagit avec la veine, des fragments sont presque constamment
entraînés à l’intérieur des tourbillons, éventuellement à travers le bassin algérien centre. Les
fragments sont finalement libérés dans le bassin central, ce qui est peut être dû à la disparition
Généralités
2007/2008
2
Dans ce chapitre nous abordons brièvement les notions de l’hydrologie de bassin algérien,
paramètres physico-chimiques, sels nutritifs et production pélagique à fin d’avoir une idée sur les
interactions qui existent entre ces éléments, le rôle de chaque élément, ainsi que l’utilisation de
chaqu’un dans l’étude du milieu marin.
1. Le bassin algérien
1.1. Situation géographique du bassin algérien
Le bassin algérien est localisé au Sud du bassin occidental méditerranéen à une latitude de 35° à
40° Nord pour une longitude de 2° Ouest à 7° 45 Est. Il est situé à l’Est de la Mer d’Alboran,
entre l’Algérie au Sud, les îles Baléares au Nord Ouest et la Sardaigne au Nord est (Benzohra et
Millot, 1995).
1.2. Hydrologie du Bassin Algérien
Le bassin algérien constitue une zone clé pour la circulation générale dans la Méditerranée
occidentale (Puillat et al. 2002), un réservoir où l’eau d’origine atlantique s’accumule avant de
s’écouler vers le Nord et vers l’Est (Millot, 1985).
Le courant algérien correspondant au flux de l’eau atlantique modifiée (MAW), le long du talus
algérien où ses caractéristiques sont particulières, est initialement un courant côtier (aux
alentours de 0°) de quelques dizaines de km de large et quelques centaines de km d’épaisseur. Ce
courant est instable car il génère deux types de phénomènes à méso échelle observés entre
environ 0° et 8°E. La plupart du temps, il engendre des séries de tourbillons relativement peu
importants et peu profonds qui n’ont pas de conséquences significatives sur la circulation des
masses d’eau. Cependant, ce courant forme, occasionnellement, de larges méandres qui ont des
conséquences dramatiques sur la circulation de ces masses d’eau (Millot et Taupier-letage,
2004).
A proximité du canal de Sardaigne, quelques tourbillons se détachent de cette pente et se
propagent le long de celle de Sardaigne. Il est supposé que les tourbillons suivent, ensuite, un
circuit dans le sens des aiguilles d’une montre dans la partie orientale du bassin. Seuls les
tourbillons anticycloniques peuvent se développer et atteindre un diamètre au dessus de 200 km
avec une extension en profondeur. Par une étude interdisciplinaire au large de l’Algérie (ELISA,
1997-1998) et une étude d’une série d’images satellitaires NOAA/AVHRR pendant 3 ans, on a
montré que la durée de vie de ces tourbillons peut atteindre 3 ans (Puillat et al, 2002). Aux
frontières de ces tourbillons, le long des côtes africaines, apparaissent des panaches d’eau froide
indicateurs de résurgence. Ces remontées ne dépendent pas, en priorité, du vent ni ne sont
attachées à la topographie de la côte ou du fond, mais étroitement liées aux formations
tourbillonnaires (Jacques et Tréguer, 1986).
En ce qui concerne l’eau intermédiaire levantine (LIW), une partie de celle-ci est arrachée de la
veine principale, déjà décrite plus haut, par les tourbillons algériens à méso échelle. Puisque il y a
souvent un de ceux-ci qui interagit avec la veine, des fragments sont presque constamment
entraînés à l’intérieur des tourbillons, éventuellement à travers le bassin algérien centre. Les
fragments sont finalement libérés dans le bassin central, ce qui est peut être dû à la disparition
