Chapitre IV : conclusion& discussion
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depuis 2003 dans le Golfe de Gascogne. En effet, d’après Jemaa et al (2015) la composition
spécifique du régime alimentaire de S. pilchardus et d’E. encrasicolus permet d’affirmer que
ces deux espèces sont des planctonophages opportunistes. Des diatomées, des dinoflagellés ou
encore des « cellules phytoplanctoniques » peuvent être considérées comme des composantes
de l’alimentation de S. pilchardus et d’E. encrasicolus (Bôme et al.,2013 ; Costalago et al.,
2011). À titre d’exemples, des corrélations positives entre le régime alimentaire de S.
pilchardus et des données satellitaires évaluant la présence de chlorophylle a ont été montrées
dans les eaux portugaises (Garrido et al., 2008). Toutefois ces études démontrent la relation
temporelle entre cette productivité et la contribution du phytoplancton au régime alimentaire
de la Sardine.
D’après (HECQ, 2007) les diatomées abondant dans les régions riches en nutriments, en
milieu côtier méditerranéen, elles se développent essentiellement au printemps, après
l’enrichissement en sels nutritifs des couches de surface par le mélange hivernal. La
saisonnalité de la production primaire est rythmée par les apports des panaches fluviaux. Ce
phénomène favorise, à la fin de l’hiver, le développement des communautés
phytoplanctoniques, principalement des diatomées (microphytoplancton) (Dupuy et al.,
2011).
Sur le plan spécifique, les diatomées peuvent représenter le seul genre phytoplanctonique (à
99 %) consommé par la sardine dans les eaux productives. Grâce à son appareil de filtration,
S. pilchardus est relativement plus efficace pour retenir l’ensemble de ces petites cellules
phytoplanctoniques (Garrido et al.,2007 ; Nikolioudakis et al., 2014).
Plus récemment, trois études majeures proposant une identification de la composition du
régime alimentaire de S. pilchardus et d’E. encrasicolus au printemps dans le Golfe de
Gascogne ont permis d’accroître les connaissances sur la diversité des proies contribuant à
leur régime alimentaire. Par ailleurs, ces trois études mettent toujours en évidence des
différences de contributions de ces proies au régime alimentaire de S. pilchardus et E.
encrasicolus. Il apparaît toujours que S. pilchardus qui consomme des proies présentant une
gamme de taille relativement plus restreinte. (Bachiller & Irigoien, 2015)
En conclusion, la nature des proies potentiellement ingérées dépend de la composition et de la
disponibilité des proies planctoniques présentes pour chaque site étudié. De fortes interactions
entre espèces semblent être une forme de stabilité des écosystèmes (Neutel et al. 2002). Il en
est ainsi des changements de stratégie alimentaire en fonction des ressources disponibles,
elles-mêmes influencées par les conditions environnementales. De telles modifications,
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Contribution à l\'étude de la relation proies-prédateurs au sein des écosystèmes pélagiques de la côte Algérienne: - 46/54

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