Chapitre 03 :
Résultats et Discussion
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4. Comparaison du lac Mellah avec d’autres lagunes de la
Méditerranée :
1. La température :
La température est un facteur écologique qui conditionne la répartition des organismes
aquatiques. En effet, elle revêt une importance capitale directement dans l’activité
métabolique des organismes, ou indirectement en modifiant les facteurs écologiques du milieu
et par conséquent leur répartition biogéographique.
La similarité des fluctuations thermiques enregistrées au niveau de l’ensemble des stations
prospectées de la lagune a été signalée par Grimes (1994), Refes (1994) et Draredja (2005
et 2007) dans ce même milieu. En effet, lors de notre étude, l’analyse de ce paramètre a
montré une certaine homogénéité thermique des eaux de la lagune au niveau des deux
stations, notamment lorsqu’il s’agit d’un écosystème peu profond comme c’est le cas du
Mellah (Bakalem & Romano, 1979 ;Guelorget et al., 1989 ; Draredja, 1992 et 2007). Ceci
est typique à plusieurs autres lagunes et étangs méditerranéens peu profonds, comme l’étang
de Citis en France (Baudin, 1980) et la lagune d’Orbetello en Italie (Lenzi et al., 2003). La
faible inertie thermique des eaux de la lagune est en relation directe avec la bathymétrie. Par
conséquent, les eaux du Mellah sont très sensibles aux variations extérieures du degré
thermique ; en raison de la faible profondeur de la colonne d’eau. Cette situation est propre à
plusieurs milieux lagunaires méditerranéens (Draredja, 2007).
Dans le Mellah comme d’autres lagunes et étangs méditerranéens, les écarts thermiques
annuels sont importants, et atteignent jusqu’à 17°C (Tableau.10), voire 20°C (Draredja,
2007).
Ces écarts influent sur la biologie lagunaire en exerçant une forme de sélection des espèces.
En effet, en raison de la forte amplitude thermique, certaines populations hivernales
notamment chez les peuplements phytoplanctoniques disparaissent souvent en été (Nuccio et
al., 2003 ; Bianchi et al.,2003 ; Bernardi et al., 2004) et zooplanctoniques (Gaudy et al.,
1995; Haridi, 1999 ; Lam-Hoai et Rougier, 2001), alors que le phénomène de tolérance
thermique des espèces est plus marqué chez la macrofaune benthiques (Semroud, 1983 ;
Grimes, 1994 ; Draredja, 2005).
Selon Draredja (2007), et contrairement aux études antérieures (Semroud, 1983 ; De
Casabianca et al., 1991), les eaux du Mellah ne présentent pas de stratifications quel que soit
la saison, selon cet même auteur ce phénomène est en relation directe avec l’agitation des
eaux due à la marée semi diurne d’une part, et aux vents dominants du secteur Nord-Ouest
d’autre part. Cette situation est également signalée dans d’autres lagunes et étangs
méditerranéens, tels que Salses-Leucate (Boutière et al., 1981) et Berre (Kim, 1988).
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