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Introduction
L'océan est le moteur des systèmes mondiaux qui rendent la Terre habitable pour l'humanité. Nos
eaux de pluie, notre eau potable, la météo, le climat, les côtes, une grande partie de notre nourriture,
et même l'oxygène de l'air que nous respirons, sont tous finalement fournis et régulés par la mer (ODD
objectif 14) 1 .Une gestion rigoureuse de cette ressource mondiale essentielle est un élément clé d'un
avenir durable. Cependant, à l'heure actuelle, il y a une détérioration continue des eaux côtières en
raison de la pollution et l'acidification des océans qui a un effet néfaste sur le fonctionnement des
écosystèmes et de la biodiversité.
Les activités humaines ont utilisé les océans durant des milliers d’années, mais la valeur réelle des
services de l’écosystème marin, de ses fonctions pour l’économie et le bien-être humain a été
largement ignoré. Ainsi, les coûts réels de la pollution et de la surexploitation, largement supportés
par les eaux côtières et océaniques ont été externalisés (Sanabria et Onetti, 2015). Cela a également
un impact négatif sur les pêcheries à petite et à grande échelle. Sauver les océans et les mers doit
rester une priorité sachant que la biodiversité marine est essentielle à la santé des personnes et de
notre planète.
A cet effet, les possibilités de la nouvelle «économie bleue» apparaissent dans le monde, sur la base
d’un potentiel élevé d’emplois et de croissance, à travers le développement des secteurs maritimes
tels que le tourisme côtier et maritime, les biotechnologies marines, l’énergie marine renouvelab le
(EMR), les ressources minérales, l’aquaculture, la pêche ou le transport. Ces activités vont devoir se
développer dans un espace maritime déjà très menacé par les effets des activités humaines et aggravés
par les effets des changements climatiques en mer, notamment par le réchauffement des eaux,
l’érosion côtière ainsi que l’élévation du niveau de la mer. Les gouvernements seront, désormais,
obligés d’intégrer ces problèmes environnementaux marins dans leurs stratégies politiques.
La prise de conscience au niveau mondial des enjeux liés à la préservation du milieu marin s’est
traduite dans l’Agenda 2030 des Nations Unies par la définition d’un Objectif de Développeme nt
Durable, soit l’ODD 14 relatif à « la conservation, l’utilisation durable des océans, des mers et des
ressources marines ».
Aussi, afin que l’océan mondial et les mers régionales, comme la Mer Méditerranée continuent à
prodiguer des services et des bénéfices à l’humanité, une approche visant à préserver les écosystèmes
marins, de les développer de manière durable, notamment à travers l’économie bleue devrait
constituer une orientation pour l’ensemble des pays maritimes, dont l’Algérie. En outre, l’importa nce
économique des écosystèmes marins méditerranéens a été mise en évidence par le plan bleue (2010)
qui estime que les écosystèmes marins méditerranéens génèrent annuellement, dans un scénario
minimaliste, 26 milliards d’euros (Mangos et al., 2010). Plusieurs études d’évaluation économiques
des écosystèmes ont été menées dans la région MENA, par exemple l’étude du Plan Bleu (2010) sur
les bénéfices fournis par les écosystèmes marins méditerranéens.
En effet, notre environnement est constitué d’une multitude d’écosystèmes qui fournissent chaque
jour de nombreux services. Ces services écosystémiques ont été évalués par des économistes afin
1https://www.un.org/sustainabledevelopment/oceans
Introduction
L'océan est le moteur des systèmes mondiaux qui rendent la Terre habitable pour l'humanité. Nos
eaux de pluie, notre eau potable, la météo, le climat, les côtes, une grande partie de notre nourriture,
et même l'oxygène de l'air que nous respirons, sont tous finalement fournis et régulés par la mer (ODD
objectif 14) 1 .Une gestion rigoureuse de cette ressource mondiale essentielle est un élément clé d'un
avenir durable. Cependant, à l'heure actuelle, il y a une détérioration continue des eaux côtières en
raison de la pollution et l'acidification des océans qui a un effet néfaste sur le fonctionnement des
écosystèmes et de la biodiversité.
Les activités humaines ont utilisé les océans durant des milliers d’années, mais la valeur réelle des
services de l’écosystème marin, de ses fonctions pour l’économie et le bien-être humain a été
largement ignoré. Ainsi, les coûts réels de la pollution et de la surexploitation, largement supportés
par les eaux côtières et océaniques ont été externalisés (Sanabria et Onetti, 2015). Cela a également
un impact négatif sur les pêcheries à petite et à grande échelle. Sauver les océans et les mers doit
rester une priorité sachant que la biodiversité marine est essentielle à la santé des personnes et de
notre planète.
A cet effet, les possibilités de la nouvelle «économie bleue» apparaissent dans le monde, sur la base
d’un potentiel élevé d’emplois et de croissance, à travers le développement des secteurs maritimes
tels que le tourisme côtier et maritime, les biotechnologies marines, l’énergie marine renouvelab le
(EMR), les ressources minérales, l’aquaculture, la pêche ou le transport. Ces activités vont devoir se
développer dans un espace maritime déjà très menacé par les effets des activités humaines et aggravés
par les effets des changements climatiques en mer, notamment par le réchauffement des eaux,
l’érosion côtière ainsi que l’élévation du niveau de la mer. Les gouvernements seront, désormais,
obligés d’intégrer ces problèmes environnementaux marins dans leurs stratégies politiques.
La prise de conscience au niveau mondial des enjeux liés à la préservation du milieu marin s’est
traduite dans l’Agenda 2030 des Nations Unies par la définition d’un Objectif de Développeme nt
Durable, soit l’ODD 14 relatif à « la conservation, l’utilisation durable des océans, des mers et des
ressources marines ».
Aussi, afin que l’océan mondial et les mers régionales, comme la Mer Méditerranée continuent à
prodiguer des services et des bénéfices à l’humanité, une approche visant à préserver les écosystèmes
marins, de les développer de manière durable, notamment à travers l’économie bleue devrait
constituer une orientation pour l’ensemble des pays maritimes, dont l’Algérie. En outre, l’importa nce
économique des écosystèmes marins méditerranéens a été mise en évidence par le plan bleue (2010)
qui estime que les écosystèmes marins méditerranéens génèrent annuellement, dans un scénario
minimaliste, 26 milliards d’euros (Mangos et al., 2010). Plusieurs études d’évaluation économiques
des écosystèmes ont été menées dans la région MENA, par exemple l’étude du Plan Bleu (2010) sur
les bénéfices fournis par les écosystèmes marins méditerranéens.
En effet, notre environnement est constitué d’une multitude d’écosystèmes qui fournissent chaque
jour de nombreux services. Ces services écosystémiques ont été évalués par des économistes afin
1https://www.un.org/sustainabledevelopment/oceans
