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Introduction
Le présent travail s’intéresse au genre Lophius appelé plus communément baudroies ou lottes.
Ce sont des poissons benthiques aplatis avec une grosse tête vivants sur fonds meubles et
d’herbiers, sur le plateau continental et le talus jusqu’à près de 1 000 m de profondeur.
Prédateurs voraces, essentiellement piscivores, utilisant le premier rayon de leur nageoire dorsale
comme leurre pour attirer leurs proies (Ainouche, 2011).
En Méditerranée, il existe deux représentants du genre : la baudroie rousse Lophius budegassa
(Spinola, 1807), et la baudroie blanche Lophius piscatorius Linnaeus, 1758.
De nombreux travaux ont été consacrés à ces espèces, et se sont intensifiés ces dernières années,
nous citons les travaux de : Duarte et al. (1991,1997), Duarte (2002), Landa et al. (2001),
Garcia et al. (2005), Carlucci et al. (2009) et Colmenero et al (2010). Cependant, ces espèces
restent méconnues et de nombreux aspects de leur biologie et de leur écologie représentent des
zones d’ombre sur lesquelles très peu d’informations existent. Aussi, du point de vue
systématique, il existe un réel problème de distinction entre ces deux espèces car elles sont très
semblables du point de vue morphologique ce qui induit souvent à la confusion entre elles lors
des débarquements.
En Algérie, le seul travail existant a concerné Lophius budegassa car des deux espèces, elle est
de loin la plus abondante, nous citerons : Ainouche et Nouar (2011, 2013).
Les apports de baudroie restent très faibles au niveau de la côte algérienne. En 2014, les
statistiques officielles du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural et de la Pêche
(MADRP) signalent une production totale de 103,16 tonnes sur toute la cote algérienne, soit
seulement 0,1% de la production totale. Elle est considérée comme prise accessoire de la pêche
chalutière notamment la pêche à la crevette.
La présente étude, se veut une contribution à une meilleure connaissance systématique du genre
d’une part, et apporter quelques éléments sur la croissance et indices d’exploitation de l’espèce la
plus exploitée L. budegassa d’autre part. Enfin, une estimation préliminaire du niveau
d’exploitation actuel et optimal de L. budegassa sera réalisée par l’application de modèles
analytiques.
Ce manuscrit s’articule autour de trois principaux chapitres :
Dans le premier chapitre, nous présentons des généralités relatives au genre Lophius, ainsi qu’à
la zone d’étude.
Introduction
Le présent travail s’intéresse au genre Lophius appelé plus communément baudroies ou lottes.
Ce sont des poissons benthiques aplatis avec une grosse tête vivants sur fonds meubles et
d’herbiers, sur le plateau continental et le talus jusqu’à près de 1 000 m de profondeur.
Prédateurs voraces, essentiellement piscivores, utilisant le premier rayon de leur nageoire dorsale
comme leurre pour attirer leurs proies (Ainouche, 2011).
En Méditerranée, il existe deux représentants du genre : la baudroie rousse Lophius budegassa
(Spinola, 1807), et la baudroie blanche Lophius piscatorius Linnaeus, 1758.
De nombreux travaux ont été consacrés à ces espèces, et se sont intensifiés ces dernières années,
nous citons les travaux de : Duarte et al. (1991,1997), Duarte (2002), Landa et al. (2001),
Garcia et al. (2005), Carlucci et al. (2009) et Colmenero et al (2010). Cependant, ces espèces
restent méconnues et de nombreux aspects de leur biologie et de leur écologie représentent des
zones d’ombre sur lesquelles très peu d’informations existent. Aussi, du point de vue
systématique, il existe un réel problème de distinction entre ces deux espèces car elles sont très
semblables du point de vue morphologique ce qui induit souvent à la confusion entre elles lors
des débarquements.
En Algérie, le seul travail existant a concerné Lophius budegassa car des deux espèces, elle est
de loin la plus abondante, nous citerons : Ainouche et Nouar (2011, 2013).
Les apports de baudroie restent très faibles au niveau de la côte algérienne. En 2014, les
statistiques officielles du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural et de la Pêche
(MADRP) signalent une production totale de 103,16 tonnes sur toute la cote algérienne, soit
seulement 0,1% de la production totale. Elle est considérée comme prise accessoire de la pêche
chalutière notamment la pêche à la crevette.
La présente étude, se veut une contribution à une meilleure connaissance systématique du genre
d’une part, et apporter quelques éléments sur la croissance et indices d’exploitation de l’espèce la
plus exploitée L. budegassa d’autre part. Enfin, une estimation préliminaire du niveau
d’exploitation actuel et optimal de L. budegassa sera réalisée par l’application de modèles
analytiques.
Ce manuscrit s’articule autour de trois principaux chapitres :
Dans le premier chapitre, nous présentons des généralités relatives au genre Lophius, ainsi qu’à
la zone d’étude.
