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Pollution atrnospherique
4.2.2.2 Sources de chlore ou de brome
Les sources naturelles des composes impliques sont essentiellement filtrees
dans la troposphere et ne fournissent pas de flux entrants pour la stratosphere.
II s'agit principalement :
• des sels dissous provenant des oceans (C1 2 et HCl), dont Ie temps de vie
est de l' ordre de la semaine ;
• de l'acide chlorhydrique HCl provenant de I'activite volcanique. Celuici ne peut parvenir dans la stratosphere que dans Ie cas d'explosions
cataclysmales avec expulsion a des altitudes superieures a 10 kilometres,
comme ce fut Ie cas pour les volcans Krakatoa (1883), Agun (1963), Fuego
(1974), El Chichon (1988) et Pinatubo (1991).
Les principales sources anthropiques sont les chlorofluorocarbures, les CFC,
de symbole chimique CaHbClcF d (avec a, b, c et d des nombres entiers). Ces
composes ont ete beaucoup utilises dans l'industrie (comme propulseurs d'aerosols, isolants, solvants, etc.), car ils sont stables chimiquement et non toxiques.
Leur temps de vie troposphcrique (tableau 4.5) varie de quelques annees
a des dizaines dannccs. Ils peuvent donc parvenir dans la stratosphere, ou,
par dissociation photolytique, ils liberent du chlore ou du brome, especes qui
catalysent la destruction de l'ozone.
Les derives substituts, comme les hydrochloro- et bromofluorocarbures (les
HCFC) ou les hydrofluorocarbures (HFC) ont l'avantage d'avoir une duree de
vie plus courte, l'addition de l'atome H facilitant l'oxydation par Ie radical OH
(tableau 4.5). Par exemple, la substitution d'un atome H dans CFC-12 (de
temps de vie 100 ans) conduit a HCFC-22 (de temps de vie 12 ans) ; celIe de
deux atomes H conduit a HFC-32 (de temps de vie 5 ans).
4.2.3 TrOll d'ozone polaire
La notion de couche d'ozone est un concept idealise ou l'on a ramene l'ensemble de l'ozone stratospherique a une couche d'epaisseur equivalents pour ce
qui concerne les proprietcs radiatives. L'unite de me sure de l'epaisseur de cette
couche est Ie Dobson qui correspond a 0.01 mm reduit (exercice 1.6).
En 1985, les travaux d'une equipe britannique (Farman et ol, [37]) mettent
en evidence une baisse marquee de la colonne d'ozone, mesuree sur la station
antarctique de Halley Bay, en octobre (figures 4.5 et 4.6).
Ce phenornene est la resultante de plusieurs mccanismes physiques d'origines diverses. II est foncierement lie aux tres basses temperatures de la stratosphere au pole Sud et a I'activite des nuages stratospheriques qui jouent Ie
role de reacteurs chimiques catalysant la production de chlore et de brome.
1. Temperature fro ide de la stratosphere au pole Sud et vortex
polaire
De juin a septembre, du fait de la nuit polaire, Ie rayonnement solaire
recu est nul. De plus, la topographie du pole Sud (un continent isole au
milieu des mers) cntrainc la formation d 'un vortex polaire quasi circulaire
Pollution atrnospherique
4.2.2.2 Sources de chlore ou de brome
Les sources naturelles des composes impliques sont essentiellement filtrees
dans la troposphere et ne fournissent pas de flux entrants pour la stratosphere.
II s'agit principalement :
• des sels dissous provenant des oceans (C1 2 et HCl), dont Ie temps de vie
est de l' ordre de la semaine ;
• de l'acide chlorhydrique HCl provenant de I'activite volcanique. Celuici ne peut parvenir dans la stratosphere que dans Ie cas d'explosions
cataclysmales avec expulsion a des altitudes superieures a 10 kilometres,
comme ce fut Ie cas pour les volcans Krakatoa (1883), Agun (1963), Fuego
(1974), El Chichon (1988) et Pinatubo (1991).
Les principales sources anthropiques sont les chlorofluorocarbures, les CFC,
de symbole chimique CaHbClcF d (avec a, b, c et d des nombres entiers). Ces
composes ont ete beaucoup utilises dans l'industrie (comme propulseurs d'aerosols, isolants, solvants, etc.), car ils sont stables chimiquement et non toxiques.
Leur temps de vie troposphcrique (tableau 4.5) varie de quelques annees
a des dizaines dannccs. Ils peuvent donc parvenir dans la stratosphere, ou,
par dissociation photolytique, ils liberent du chlore ou du brome, especes qui
catalysent la destruction de l'ozone.
Les derives substituts, comme les hydrochloro- et bromofluorocarbures (les
HCFC) ou les hydrofluorocarbures (HFC) ont l'avantage d'avoir une duree de
vie plus courte, l'addition de l'atome H facilitant l'oxydation par Ie radical OH
(tableau 4.5). Par exemple, la substitution d'un atome H dans CFC-12 (de
temps de vie 100 ans) conduit a HCFC-22 (de temps de vie 12 ans) ; celIe de
deux atomes H conduit a HFC-32 (de temps de vie 5 ans).
4.2.3 TrOll d'ozone polaire
La notion de couche d'ozone est un concept idealise ou l'on a ramene l'ensemble de l'ozone stratospherique a une couche d'epaisseur equivalents pour ce
qui concerne les proprietcs radiatives. L'unite de me sure de l'epaisseur de cette
couche est Ie Dobson qui correspond a 0.01 mm reduit (exercice 1.6).
En 1985, les travaux d'une equipe britannique (Farman et ol, [37]) mettent
en evidence une baisse marquee de la colonne d'ozone, mesuree sur la station
antarctique de Halley Bay, en octobre (figures 4.5 et 4.6).
Ce phenornene est la resultante de plusieurs mccanismes physiques d'origines diverses. II est foncierement lie aux tres basses temperatures de la stratosphere au pole Sud et a I'activite des nuages stratospheriques qui jouent Ie
role de reacteurs chimiques catalysant la production de chlore et de brome.
1. Temperature fro ide de la stratosphere au pole Sud et vortex
polaire
De juin a septembre, du fait de la nuit polaire, Ie rayonnement solaire
recu est nul. De plus, la topographie du pole Sud (un continent isole au
milieu des mers) cntrainc la formation d 'un vortex polaire quasi circulaire
