2. Interaction matierc/rayonnement
95
I
I
I
I
I
I
, ,
80
100
40
60
RH (en %)
20
0.00 ----...,....-------..,...---.....,...----0.05
-0.10
~ -0.15
§ -0.20
o u
~ -0.25
~ -0.30
-0.35
-0.40
-0.45 0
Figure 2.18 - Evolution indicative d'un forcage radiatif normalise a la colonne
daerosols, exprime en Wm2j(mgm- 2 ) . La distribution en taille est centree
autour d'un rayon sec de 0.1 um ; l'aerosol est compose de 90 % de sulfate et de
10 % de carbone suie (coeur}. L'absorption de l'eau a lieu pour une humidite
relative de 80 % (humidite relative de deliquescence du sulfate d'ammonium,
tableau 5.6). Source: [83].
Un second effet particulierernent difficile a prendre en compte est lie au
contenu en eau liquide des aerosols. Pour des aerosols qui contiennent des
composes hydrophiles (c'est-a-dlrc qui vont favoriser la condensation de l'eau
lorsque l'humidite est assez elcvcc), une augmentation de l'humidite va contribuer a augmenter la taille de l'aerosol et fortement impacter les proprietcs
radiatives. Un exemple indicatif est donne dans la figure 2.18. Une estimation
correcte de cet effet necessite une description fine de l'humidite et surtout des
proprietcs microphysiques de l'aerosol avec notamment la notion dhumidite
de deliquescence, l'humidite a partir de laquelle l'absorption de l'eau a lieu
(section 5.1).
2.2.4.3 Effets indirects des aerosols
Une partie des aerosols fournissent les noyaux de condensation a partir desquels les nuages se forment (section 5.2.3). Comme les nuages interagissent avec
Ie rayonnement, notamment solaire, en plus de l'effet direct des aerosols sur Ie
budget radiatif au sol, on doit egalement tenir compte des effets indirects via
les nuages (tableau 2.12). Un point-ole est l'importance des proprietcs microphysiques des nuages qui sont liees a celles des aerosols: par exemple, l'albedo
d'un nuage dans Ie visible est une fonction decroissante de la taille des gouttes,
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