INTRODUCTION
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Introduction
Le milieu marin est un milieu indispensable à la vie, à sa naissance, à son développement, et
à sa persistance. Loin d‘être inépuisable et inaltérable, il est devenu un réceptacle mondial a
l’ensemble des déchets Produits par les activités humaines, provenant de l’urbanisation,
l’agriculture, l’industrialisation et du transport maritime. Ces déchets rejetés dans le milieu
marin deviennent un véritable polluant qui porte atteinte aux organismes marins et par voie de
conséquence à l’espèce humaine qui exploite les ressources marines (REMILI et al.2010).
Les hydrocarbures pétroliers sont parmi les déchets les plus toxiques déversés en mer. Ils
auront comme conséquence une pollution importante et précoce à l’échelle globale. La mer
Méditerranée est considérée comme l’une des surfaces marines les plus affectées par la
contamination pétrolière liée aux activités aussi bien industrielles que touristiques. Cependant,
l’extraction, le transport et l’utilisation des hydrocarbures pétroliers comme source d’énergie
entraînent des risques de pollution pour l’environnement marin, pouvant influencer l’équilibre
écologique et parfois entraîner la destruction de l’écosystème.
La consommation mondiale de pétrole brut avoisine 97,4 millions de barils par jour (mbj) en
2017, représentant 32,57 % des besoins énergétiques (CONSOGLOBE, 2012).
Les grandes catastrophes écologiques de pollution aiguë (accidents de navigation, de forage et
de guerre) sont à la limite indénombrable. En mer Méditerranée, 311 déversements ont été
identifiés entre 1977 et 2000. Il est pertinent de citer quelques naufrages enregistrés au cours
de ces 30 dernières années : Torrey Canyon (18 mars 1967) sur les côtes Anglaises et
Françaises, Sea-Star (19 décembre 1972) sur le Golfe d’Oman, Showa-Maru (7 juin 1975)
près de Singapour, Urquiola (12 mai 1976) à la Corogne, Amoco-Cadiz (16 mars 1978) sur
les côtes Bretonnes, Ixtoc-1 (3 juin 1979) au Mexique (KANNA et al., 2014).
Sans aucun doute, les zones côtières du fait de leurs situations à l’interface entre terre et mer,
elles constituent des espaces privilégiés pour le développement de nombreuses activités,
portuaires et industrielles et d’agglomérations urbaines et touristiques.
Le développement industriel et urbain est en croissance continue sur la baie de Bou Ismail,
entrainant ainsi des rejets chargés en matière organique, matière en suspension, détergents et
des huiles lubrifiantes; de ce fait nous avons visée dans cette étude la zone Est de la baie.
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Evaluation des niveaux de pollution par les hydrocarbures aromatiques polycycliques dans les eaux et sédiments marins de la baie de Bou- Ismail (Est): - 14/104

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