Chapitre IV
Résultats et Discussions
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Les concentrations moyennes des éléments de trace métalliques (Pb, Cd, Hgtotal) retrouvées dans
les différents organes de P.erythrinus au cours de cette étude confirment les divers degrés
d'accumulation des ETM par ces derniers.
Pour le plomb, sa concentration dans les branchies est plus importante que celle retrouvée dans la
chair. Selon Dhaneesh et al (2012), les branchies représentent la principale voie d'échange des
ions métalliques dans l'eau de mer, car elles ont une très grande surface qui facilite la diffusion
rapide des métaux toxiques. Le contact permanent avec l'eau et les potentiels polluants qui peuvent
être présents permet aux branchies de refléter la concentration de ces derniers dans le site
(Adeyeye et Ayoola, 2013).
Les concentrations élevées de métaux au niveau des branchies pourraient être dues à la
complexation du métal avec le mucus qui est difficile à retirer des lamelles avant l’analyse
(Adeyeye et Ayoola, 2013).
Pour le Cd, il est plutôt concentré dans la chair que dans les branchies.
Tandis que la bioaccumulation du Mercuretotal, au sein des différents organes du P.Erythrinus est
enregistrée dans l’ordre suivant : (foie>chair>gonades>branchies).
Les concentrations élevées du Mercuretotal au niveau du foie peuvent être attribuées à la
coordination élevée de la protéine métallothionéine avec les métaux (Adeyeye et Ayoola 2013 ;
Ennouri et al., 2013).
En effet le foie est considéré comme le principal organe responsable de la détoxification, le
transport et le stockage de substances toxiques d’où sa considération comme un site actif d'effets
pathologiques induits par la contamination (Adeyeye et Ayoola 2013).
Les taux élevés du Mercuretotal dans la chair de poissons sont enregistrées en deuxième position
juste après le foie, cela est associé à la grande affinité de cet élément avec les groupes sulfhydriles
associés aux acides aminés contenant des thiols dans le muscle, ces derniers sont considérés
comme l'un des composants des protéines, (la cystéine par exemple) (O'Bryhim et al., 2017 ;
Wang et al., 2020).
Selon Adeyeye et Ayoola (2013), la chair des poissons est le tissu le plus étudié vis-à-vis du
mercure. En effet, elle est considérée comme étant l’organe où le mercure se bioaccumule et réside
le plus longtemps dans les poissons, et se révèle être un bon indice de contamination.
Le facteur « maturité » est aussi pris en considération dans notre étude, en effet on remarque qu’au
sein du même organe, la concentration du Mercuretotal est plus importante dans l’individu mature,
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Evaluation de l’activité du Polonium-210 et niveaux des éléments de trace métalliques (Hg, Pb et Cd) dans le biote (Poissons comestibles et fruits de mer), risque sur la santé de l’homme: - 62/91

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