Chapitre I : Généralités
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notamment aux États-Unis (Boruff et al., 2005), en Amérique du Sud (DIEZ et al., 2007;
MUEHE, 2010), en Europe (MCLAUGHLIN et al., 2002 ; PASKOFF, 2004; MEURFEREC et al., 2008; DEVOY, 2008; DE LA VEGA-LEINERT et NICHOLLS, 2008;
PRUSZAK et ZAWADZKA, 2008 ; KARACA et NICHOLLS, 2008; STERR, 2008 ;
OZYURT et ERGIN, 2009), en Afrique (JALLOWET al., 1999 ; PALMER et al., 2011), en
bordure de l’Océan indopacifique (YAMANOET al., 2007 ; MCLEOD et al., 2010) et en
Australie (VOICE et al., 2006 ; SANO et al., 2011).
D'après le « Guide Méthodologique général pour la réalisation des Plans de Prévention des
Risques » (ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement de France,
1997), l'aléa est défini par un « phénomène naturel d'occurrence et d'intensité données ». Les
enjeux sont les « personnes, biens, activités, moyens, patrimoine, etc. susceptibles d'être
affectés par un phénomène naturel ». Le risque naturel est « la perte en vies humaines, en
biens et en activités consécutives à la survenance d'un aléa naturel ». Le risque est donc lié à
la conjonction de présence d'un aléa et d'enjeux. La vulnérabilité « au sens le plus large
exprime le niveau de conséquences prévisibles d'un phénomène naturel sur les enjeux
(humains, biens, milieux) ». Dans cette perspective plus synthétique et plus sociale, la
vulnérabilité exprime alors la sensibilité globale d’une société face à un aléa (ou des aléas),
en fonction de l’intensité et de la fréquence du phénomène en cause, de la valeur des biens et
du nombre de personnes potentiellement affectées, des capacités de résistance au phénomène
et des capacités de rétablissement des conditions minimales de fonctionnement de la société
(ou résilience). Par « vulnérabilité du territoire », on entend dans la suite de ce rapport les
conséquences physiques des aléas côtiers (érosion, submersion marine) sur les enjeux d’un
territoire exposé (Gouvernement français, 2012). La vulnérabilité est souvent exprimée en ce
qui a trait aux impacts des changements climatiques, cependant, il est possible d’utiliser la
même définition pour en ce qui a trait aux aléas actuels. Ainsi la définition proposée par le
Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC, 2007) est : « La
vulnérabilité est la mesure dans laquelle un système est sensible et incapable de faire face
aux effets défavorables des changements climatiques, y compris la variabilité et les
événements extrêmes. ». Cette définition peut également s’utiliser avec l’érosion et la
submersion. (SALDANA-ZORRILLO, 2006) définit la vulnérabilité économique comme la
susceptibilité d’un agent économique d’absorber des chocs exogènes compte tenu de sa
propriété des actifs, de sa capacité de production, de son niveau de connaissances et
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Calcul de l\'indice de vulnérabilité côtière de la baie d\'El Djamila: - 20/93

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