Contribution à l’étude de la pollution par les microplastiques dans la baie de Bou-Ismaïl
Zone d’étude
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Courant
Les courants dominants sont de direction Est-Ouest et se retrouvent en face d’un courant opposé
diffracté par la côte de Chenoua, créant ainsi un courant de retour à l’Est de l’oued Nador. Des
contres courants locaux, en liaison avec les vents dominants, induisent un courant de direction
NE-SW (Kadari-Meziane, 1994).
État actuel de la pollution dans la baie
La baie de Bou-Ismail est soumise à des perturbations anthropiques de différentes origines,
causées principalement par une population humaine de près 369 habitants/Km² (ANIREF, 2013).
Cette zone a depuis longtemps été utilisée comme déversoir d’eaux domestiques, industrielles
et agricoles, souvent rejoignant directement la mer sans être traitées (figure 14). D’autres
facteurs interviennent de très près sur le conditionnement et l’abondance de la pollution dans la
baie, notamment les cours d’eau qui représentent l’un des principaux vecteurs de la pollution
dans notre zone.
D’après les données statistiques du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de
l’Environnement, 37 points de rejets d’eau usées collectées par le réseau d’assainissement se
déversent directement en mer sans aucun traitement (Tableau n°3).
Tableau 3: Rejets d’eaux usées dans la wilaya de Tipaza (Étude d’aménagement du littoral. Wilaya
Tipaza Synthèse-bilan diagnostic, 2006).
Communes
Nombre de rejets
Débit (m
3 . j
-1
)
Lieu de rejet
Bou-Ismail
9
4000
Mer
Bou-Haroun
4
320
Mer
Khemisti
6
400
Oued Khemisti et Mer
Fouka
5
3600
Mer
Douaouda
5
1600
Oued Khemisti et Mer
Tipaza
8
7140
Mer
De plus, différentes entreprises dans différents domaines se partagent cette baie : transformation
plastique, fabrication d’emballage, métallurgie, etc. ne faisant qu’accentuer quantitativement et
qualitativement le niveau de la pollution. (Tableau n°4).
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