Chapitre III
Résultats et discussions
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Bearden et McKenzie (1969) ont trouvé que le pagre vivant au large de la Caroline du Sud se
nourrissait d’une variété de crabes (Majidae, Xanthidae et Portunidae), des Polychètes et les
Mollusques. Austin (in Manooch III, 1977) a identifié principalement des crabes et Echinodermes
dans les estomacs de pagre du golfe du Mexique. Cotrilla et Cousseau (in Manooch III, 1977) ont
recensé que le bol alimentaire de l’espèce vivant dans les eaux Argentines contenait des Poissons,
Mollusques, Crabes, Cœlentérés sessiles, Polychètes, Amphipodes, et des Echinodermes.
Signalons que l’espèce n’a fait l’objet d’aucune étude de son régime alimentaire dans les côtes
algérienne, ni dans les eaux méditerranéennes.
Le rythme de l’activité alimentaire est influencé par les conditions du milieu et l’état physiologique
des poissons (Layachi et al., 2007) . En effet, l’augmentation du poids des gonades durant le
printemps, peut comprimer le tube digestif et réduire le bol alimentaire (Boet, 1980 ; Aguirre
Villaseñor, 2000) et amener les Poissons à se nourrir moins. Dans notre étude ce phénomène a été
confirmé par le taux élevé du coefficient de vacuité durant la période de reproduction. Cet indice
varie selon les sexes et les variations mensuelles qui sont liées à la reproduction de notre espèce.
Tous les indices calculés, s’accordent que ce Sparidé a un régime carnivore basé sur les
Téléostéens comme proies les plus fréquentes, et par conséquent, ils peuvent être classés comme
la source principale de nourriture, les Polychètes et les Décapodes (Crevettes et Crabes) sont des
proies secondaires.
La comparaison statistique des régimes alimentaires n’a pas révélé des variations significatives en
fonction des saisons. La composition de la nourriture et de chevauchement alimentaire révèlent
des modifications significatives dans l'alimentation du pagre avec la croissance individuelle.
Papaconstantinou et Caragitsou (1989) ont rapporté que chez des spécimens de pagre dont la taille
est supérieures à 20 cm de longueur à la fourche, l'importance des décapodes, des Poissons et les
Polychètes diminuait rapidement avec la taille, ces proies étant remplacées par des Anthozoaires,
Brachyoures et des Echinodermes. Dans la présente étude les plus grands individus ciblent plus
des proies de grandes tailles telles que les Arénicoles ou Poissons, ou encore des proies dures
(Echinodermes et Crevettes). L'ontogenèse trophique pourrait être liée à la capacité des grands
individus à broyer les parties dures des animaux tels que des coquilles de bivalves ou test d’oursins
et à capturer de plus grands animaux (Kallianiotis et al., 2005). Aussi cette variation est un
phénomène connu chez beaucoup de poissons ; l’augmentations de la taille des proies avec
l'augmentation de la taille du prédateur permet d'optimiser la consommation d'énergie pour la
croissance (Ross, 1977; Stoner et Livingston, 1984), la largeur et l’ouverture de la bouche étant
linéairement liées à la taille du poisson (Ross, 1978; Stoner, 1980).
Résultats et discussions
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Bearden et McKenzie (1969) ont trouvé que le pagre vivant au large de la Caroline du Sud se
nourrissait d’une variété de crabes (Majidae, Xanthidae et Portunidae), des Polychètes et les
Mollusques. Austin (in Manooch III, 1977) a identifié principalement des crabes et Echinodermes
dans les estomacs de pagre du golfe du Mexique. Cotrilla et Cousseau (in Manooch III, 1977) ont
recensé que le bol alimentaire de l’espèce vivant dans les eaux Argentines contenait des Poissons,
Mollusques, Crabes, Cœlentérés sessiles, Polychètes, Amphipodes, et des Echinodermes.
Signalons que l’espèce n’a fait l’objet d’aucune étude de son régime alimentaire dans les côtes
algérienne, ni dans les eaux méditerranéennes.
Le rythme de l’activité alimentaire est influencé par les conditions du milieu et l’état physiologique
des poissons (Layachi et al., 2007) . En effet, l’augmentation du poids des gonades durant le
printemps, peut comprimer le tube digestif et réduire le bol alimentaire (Boet, 1980 ; Aguirre
Villaseñor, 2000) et amener les Poissons à se nourrir moins. Dans notre étude ce phénomène a été
confirmé par le taux élevé du coefficient de vacuité durant la période de reproduction. Cet indice
varie selon les sexes et les variations mensuelles qui sont liées à la reproduction de notre espèce.
Tous les indices calculés, s’accordent que ce Sparidé a un régime carnivore basé sur les
Téléostéens comme proies les plus fréquentes, et par conséquent, ils peuvent être classés comme
la source principale de nourriture, les Polychètes et les Décapodes (Crevettes et Crabes) sont des
proies secondaires.
La comparaison statistique des régimes alimentaires n’a pas révélé des variations significatives en
fonction des saisons. La composition de la nourriture et de chevauchement alimentaire révèlent
des modifications significatives dans l'alimentation du pagre avec la croissance individuelle.
Papaconstantinou et Caragitsou (1989) ont rapporté que chez des spécimens de pagre dont la taille
est supérieures à 20 cm de longueur à la fourche, l'importance des décapodes, des Poissons et les
Polychètes diminuait rapidement avec la taille, ces proies étant remplacées par des Anthozoaires,
Brachyoures et des Echinodermes. Dans la présente étude les plus grands individus ciblent plus
des proies de grandes tailles telles que les Arénicoles ou Poissons, ou encore des proies dures
(Echinodermes et Crevettes). L'ontogenèse trophique pourrait être liée à la capacité des grands
individus à broyer les parties dures des animaux tels que des coquilles de bivalves ou test d’oursins
et à capturer de plus grands animaux (Kallianiotis et al., 2005). Aussi cette variation est un
phénomène connu chez beaucoup de poissons ; l’augmentations de la taille des proies avec
l'augmentation de la taille du prédateur permet d'optimiser la consommation d'énergie pour la
croissance (Ross, 1977; Stoner et Livingston, 1984), la largeur et l’ouverture de la bouche étant
linéairement liées à la taille du poisson (Ross, 1978; Stoner, 1980).
