Introduction
Introduction
Le littoral a depuis toujours été un territoire accueillant de multiples activités humaines. Les
zones littorales ont toujours été plus peuplées que les régions continentales (Noin, 1999). Cette
occupation massive s’explique en grande partie par les diverses services que les littoraux
fournissent, notamment pour les points d'accès aux échanges commerciaux à travers le transport
maritime, ainsi qu’aux activités récréatives et culturelles (Neumann et al., 2017).
En Méditerranée, la topographie des littoraux favorise « structurellement » la concentration de la
population sur la côte. En effet, les zones côtières présentent souvent un contraste marqué entre
des ensembles de collines, plateaux et montagnes d’une part, et des plaines littorales et fluviales
étroites d’autre part. La population et les activités se concentrent ainsi sur une bande littorale
dont l’étendue dépend en particulier du relief (Plan Bleu, 2002). Il est estimé que près de 11 %
de la population mondiale (625 millions d'habitants) habiterait dans les zones côtières d’altitude
inférieure à 10 m (Neumann et al., 2017). Le littoral Méditerranéen rassemblerait environs 157
millions d’habitants en 2008, soit près d’un tiers de la totalité des populations littorales
mondiales (Liziard, 2013).
Néanmoins, cet attrait pour la mer engendre une suroccupation des littoraux. Le développement
frénétique des villes, des zones d'activités économiques et des infrastructures de transport se fait
en effet au dépens d’espaces naturels et agricoles, dont le rythme de disparition est souvent
alarmant (Le Berre and Robert, 2017). Par ailleurs, les pressions anthropiques croissantes et les
incertitudes entourant les changements climatiques à venir renouvellent les interrogations quant
au devenir des territoires littoraux (McGranahan et al., 2007).
Par ailleurs, la coexistence d'usages du littoral de natures diverses (tourisme, pêche, industries,
ports, habitats, zones naturelles protégées, etc.) génère des concurrences et parfois des conflits.
Les zones côtières font ainsi partie des lieux où les pressions anthropiques sont les plus
concentrées et où les conflits actuels et potentiels d’utilisation du sol sont les plus critiques (Plan
Bleu, 2002 ; Piante and Ody, 2017). De plus, les 247 millions de touristes fréquentent la côte
méditerranéenne en haute saison (OMT, 2017), ce qui amplifie cette problématique. L’accès aux
ressources devient de plus en plus une importante préoccupation, que ce soit sur le plan foncier
(Moriconi-Ebrard, 2001), des ressources en eau ou bien des stocks halieutiques (Boyé, 2008 ;
FAO, 2016).
Cette surcharge d’activités socio-économiques met en péril les écosystèmes littoraux, ce qui crée
un déséquilibre territorial et par conséquent un problème de durabilité des territoires. De
nombreuses discussions au niveau international ont été tenues afin de tenter d’apporter des
éclairages et plus particulièrement de mettre en place des démarches pour répondre aux
différents problèmes de durabilité et de conservation des littoraux. La démarche de Gestion
Intégrée des Zones Côtières (GIZC) est l’une des réponses apportée par la communauté
internationale afin de pallier aux problématiques liées à l'intensification croissante des activités
humaines sur les littoraux.
La GIZC est reconnue comme l'un des outils le plus efficace pour intégrer la conservation et
l'utilisation durable des ressources marines et côtières (Breton et al., 2006 ; Ballinger et
Introduction
Le littoral a depuis toujours été un territoire accueillant de multiples activités humaines. Les
zones littorales ont toujours été plus peuplées que les régions continentales (Noin, 1999). Cette
occupation massive s’explique en grande partie par les diverses services que les littoraux
fournissent, notamment pour les points d'accès aux échanges commerciaux à travers le transport
maritime, ainsi qu’aux activités récréatives et culturelles (Neumann et al., 2017).
En Méditerranée, la topographie des littoraux favorise « structurellement » la concentration de la
population sur la côte. En effet, les zones côtières présentent souvent un contraste marqué entre
des ensembles de collines, plateaux et montagnes d’une part, et des plaines littorales et fluviales
étroites d’autre part. La population et les activités se concentrent ainsi sur une bande littorale
dont l’étendue dépend en particulier du relief (Plan Bleu, 2002). Il est estimé que près de 11 %
de la population mondiale (625 millions d'habitants) habiterait dans les zones côtières d’altitude
inférieure à 10 m (Neumann et al., 2017). Le littoral Méditerranéen rassemblerait environs 157
millions d’habitants en 2008, soit près d’un tiers de la totalité des populations littorales
mondiales (Liziard, 2013).
Néanmoins, cet attrait pour la mer engendre une suroccupation des littoraux. Le développement
frénétique des villes, des zones d'activités économiques et des infrastructures de transport se fait
en effet au dépens d’espaces naturels et agricoles, dont le rythme de disparition est souvent
alarmant (Le Berre and Robert, 2017). Par ailleurs, les pressions anthropiques croissantes et les
incertitudes entourant les changements climatiques à venir renouvellent les interrogations quant
au devenir des territoires littoraux (McGranahan et al., 2007).
Par ailleurs, la coexistence d'usages du littoral de natures diverses (tourisme, pêche, industries,
ports, habitats, zones naturelles protégées, etc.) génère des concurrences et parfois des conflits.
Les zones côtières font ainsi partie des lieux où les pressions anthropiques sont les plus
concentrées et où les conflits actuels et potentiels d’utilisation du sol sont les plus critiques (Plan
Bleu, 2002 ; Piante and Ody, 2017). De plus, les 247 millions de touristes fréquentent la côte
méditerranéenne en haute saison (OMT, 2017), ce qui amplifie cette problématique. L’accès aux
ressources devient de plus en plus une importante préoccupation, que ce soit sur le plan foncier
(Moriconi-Ebrard, 2001), des ressources en eau ou bien des stocks halieutiques (Boyé, 2008 ;
FAO, 2016).
Cette surcharge d’activités socio-économiques met en péril les écosystèmes littoraux, ce qui crée
un déséquilibre territorial et par conséquent un problème de durabilité des territoires. De
nombreuses discussions au niveau international ont été tenues afin de tenter d’apporter des
éclairages et plus particulièrement de mettre en place des démarches pour répondre aux
différents problèmes de durabilité et de conservation des littoraux. La démarche de Gestion
Intégrée des Zones Côtières (GIZC) est l’une des réponses apportée par la communauté
internationale afin de pallier aux problématiques liées à l'intensification croissante des activités
humaines sur les littoraux.
La GIZC est reconnue comme l'un des outils le plus efficace pour intégrer la conservation et
l'utilisation durable des ressources marines et côtières (Breton et al., 2006 ; Ballinger et
