5
Introduction
L’importance des pêches pour un pays ne peut pas être uniquement jugée par sa contribution au
PIB « Produit intérieur brut », mais doit tenir compte du fait que les ressources et les produits de la
pêche soient des composants fondamentaux de l’alimentation et de l’emploi. Un autre aspect qui
rend les ressources halieutiques si importantes est leur caractère auto-renouvelable. Cela signifie
que si celles-ci sont bien gérées, leur durée est quasiment illimitée (FAO, 2008).
La marge continentale de l’Algérie recèle des ressources halieutiques non négligeables. En effet,
dans le cadre de la prospection de nouvelles zones de pêche en 1982, la campagne océanographique
Algéro-française a évalué la ressource pélagique globale à 191468 tonnes (ISTPM, 1982). Cette
biomasse est très proche de celle estimée par la campagne océanographique espagnole, effectuée
dans la même zone d’étude en 2003, qui est de l’ordre de 187000 tonnes (MPRH, 2005). Il est
important de signaler que ces évaluations sont obtenues par les méthodes d’aires balayées, peu
précises en raison de leur incapacité de quantifier la biomasse individuelle de chaque espèce telle
que la sardinelle, le chinchard, la sardine et l’anchois, qui constituent l’essentiel de la production
pélagique (Bouaziz ,2007).
Dans le bassin algérien, à part l’inventaires réalisé par Dieuzeide et al., (1955), et Djabali et al.,
(1993), les études de systématique sont peu nombreuses, quelques tentatives ont vu le jour, telles la
systématique des Sparidae par Cherabi (1987), la connaissance des Bothidae, Citharidae et
Scophthalmidae par Sadouni (1991), celle des Triglidae par Allali (1991), et par Handjar (2009), la
systématique des sélaciens par Hemida (2005), et les Scorpaenidae par Handjar (2012). Même si
nous n’avons cité que quelques unes, néanmoins il reste beaucoup à faire pour l’identification des
poissons d’Algérie. Plusieurs questions relatives à la systématique de certaines familles de poissons
restent a posées sur la reconnaissance de ces représentants. En effet, les Gobiidae, Blenniidae,
certaines espèces de Sparidae, et tant d’autres présentent encore des difficultés d’identification.
Parmi les familles de poissons qui ont fait le moins l’objet d’études en Algérie, on peut citer les
Labridae. Les données relatives à la biologie et à l’écologie de ce groupe d’animaux sont souvent
incomplètes et ne portent que sur de faibles effectifs. Les travaux s’y rapportant restent
fragmentaires et anciens. Au niveau du bassin méditerranéen, quelques informations sont fournies
en Algérie par Dieuzeide et al., (1955), en France par Quignard (1966).
Bien qu’ils restent peu connus chez les algériens, les Labridae sont amplement capturés par
différents engins, ils sont régulièrement vendus en pêches accessoires, et beaucoup appréciés en
soupes de poisson (bouillabaisse). Il faut signaler que certaines espèces comme la vielle et le merle
font l’objet d’élevage dans plusieurs pays telle la Tunisie, et d’autres tels les crénilabres sont
transformés en farine de poisson.
Introduction
L’importance des pêches pour un pays ne peut pas être uniquement jugée par sa contribution au
PIB « Produit intérieur brut », mais doit tenir compte du fait que les ressources et les produits de la
pêche soient des composants fondamentaux de l’alimentation et de l’emploi. Un autre aspect qui
rend les ressources halieutiques si importantes est leur caractère auto-renouvelable. Cela signifie
que si celles-ci sont bien gérées, leur durée est quasiment illimitée (FAO, 2008).
La marge continentale de l’Algérie recèle des ressources halieutiques non négligeables. En effet,
dans le cadre de la prospection de nouvelles zones de pêche en 1982, la campagne océanographique
Algéro-française a évalué la ressource pélagique globale à 191468 tonnes (ISTPM, 1982). Cette
biomasse est très proche de celle estimée par la campagne océanographique espagnole, effectuée
dans la même zone d’étude en 2003, qui est de l’ordre de 187000 tonnes (MPRH, 2005). Il est
important de signaler que ces évaluations sont obtenues par les méthodes d’aires balayées, peu
précises en raison de leur incapacité de quantifier la biomasse individuelle de chaque espèce telle
que la sardinelle, le chinchard, la sardine et l’anchois, qui constituent l’essentiel de la production
pélagique (Bouaziz ,2007).
Dans le bassin algérien, à part l’inventaires réalisé par Dieuzeide et al., (1955), et Djabali et al.,
(1993), les études de systématique sont peu nombreuses, quelques tentatives ont vu le jour, telles la
systématique des Sparidae par Cherabi (1987), la connaissance des Bothidae, Citharidae et
Scophthalmidae par Sadouni (1991), celle des Triglidae par Allali (1991), et par Handjar (2009), la
systématique des sélaciens par Hemida (2005), et les Scorpaenidae par Handjar (2012). Même si
nous n’avons cité que quelques unes, néanmoins il reste beaucoup à faire pour l’identification des
poissons d’Algérie. Plusieurs questions relatives à la systématique de certaines familles de poissons
restent a posées sur la reconnaissance de ces représentants. En effet, les Gobiidae, Blenniidae,
certaines espèces de Sparidae, et tant d’autres présentent encore des difficultés d’identification.
Parmi les familles de poissons qui ont fait le moins l’objet d’études en Algérie, on peut citer les
Labridae. Les données relatives à la biologie et à l’écologie de ce groupe d’animaux sont souvent
incomplètes et ne portent que sur de faibles effectifs. Les travaux s’y rapportant restent
fragmentaires et anciens. Au niveau du bassin méditerranéen, quelques informations sont fournies
en Algérie par Dieuzeide et al., (1955), en France par Quignard (1966).
Bien qu’ils restent peu connus chez les algériens, les Labridae sont amplement capturés par
différents engins, ils sont régulièrement vendus en pêches accessoires, et beaucoup appréciés en
soupes de poisson (bouillabaisse). Il faut signaler que certaines espèces comme la vielle et le merle
font l’objet d’élevage dans plusieurs pays telle la Tunisie, et d’autres tels les crénilabres sont
transformés en farine de poisson.
