35
Conclusion
Les Labridae constituent une ressource halieutique non négligeable, mais depuis les travaux de
Dieuzeide et al., (1955) ils n’ont fait l'objet que de peu de travaux dans le bassin algérien.
La systématique de ce groupe a posé pendent longtemps des difficultés concernant la classification
de ses représentants. Ce modeste travail est consacré essentiellement à l’inventaire et à
l’identification des Labridae du bassin Est algérien.
La problématique de cette famille résulte des confusions qui apparaissent entre certaines espèces, du
genre Symphodus où la description donnée par les auteurs est presque similaire. Dans le présent cas
d’étude, nous avons montré les ressemblances existantes entre les espèces du genre Labrus, ajoutant
le phénomène de dimorphisme sexuel lié au dichroïsme qui caractérise ce groupe, les Labridae ainsi
se retrouvent sujet aux confusions systématiques liées à leur morphologie.
Onze espèces ont été retrouvées sur une totalité d’une vingtaine d’espèces décrites par Dieuzeide et
al., (1955), Quignard (1966), Lejeune (1985) et Fisher et al., (1987) en Méditerranée.
Quelques espèces ont présenté 3 livrées à savoir C julis et L bergulta, d’autres 2 livrées : T pavo,
X. novacula, S tinca, S. roissali et S mediteranneus ; L viridis avec 4 livrées. Certains à une livrée
tels : L merula, L mixtus et S. ocelatus, et finalement un individu putatif à L viridis et un autre
putatif à L brgylta.
La détermination des espèces observées : Coris julis, Thalassoma pavo, Xyrichtys novacula,
Symphodus tinca, S. roissali, S. ocellatus, S mediteranneus était aisée, la problématique réside dans
la séparation et la distinction des représentants du genre Labrus. Précisément Labrus viridis, Labrus
bergylta et Labrus merula, puisque Labrus mixtus est facilement reconnaissable. La morphologie
étant insuffisante, une analyse en composantes principales des dimensions biométriques considérées
s’avère nécessaire.
Les résultats confirment les observations de l’approche morphologique, où un réel problème
d’identification sans tenir compte de la taille et du sexe, existe entre Labrus bergylta et labrus
merula d’une part et entre Labrus bergylta et Labrus viridis d’autre part.
Au terme de ce travail, il est à signaler que pour la fiabilité de l’analyse morphologique, il faut
avoir un échantillonnage conséquent, et pour mieux contourner les confusions de détermination
régissant les Labridae, il est capital de poursuivre l’étude, étaler la période de prospection, ainsi
avoir un cycle complet des observations mâles et femelles afin de mieux cerner le dimorphisme
sexuel.
Eventuellement, lorsque la systématique reste encore incertaine, il est préconisé de recourir à
d’autres méthodes et techniques basées sur des traitements ostéologiques, biochimiques et/ou
même moléculaires.
Précédent

Contribution à l\'étude de la famille des labridae ( Osteichthyens, Perciformes): - 35/40

Suivant