Chapitre VI : MORPHODYNAMIQUE CÔTIÈRE Ă UNEMACRO ÉCHELLE SPATIO-TEMPORELLE
79
Pour obtenir les taux d’érosion et d’accrétion, on a rajouté des transects (au nombre de 27)
ayant 500 m de longueur, équidistants de 300 m et perpendiculaires par rapport à la ligne de
base, qui est parallèle au tracé de 2015 et la distance entre les deux et de 200 m (Figure 59).
Ă l’aide de la règle numérique, nous avons obtenu les différentes surfaces des polygones,
représentant les surfaces d’érosion et d’accumulation, issues lors de la superposition des
quatre traits de côte. Les résultats sont portés sur les tableaux ci-dessous :
1.4. Résultats et interprétations
D’après les tableaux (Annexe 3), le bilan général de l’état d’évolution des surfaces est
estimé à une gagne de 14719,929 m
2 , durant une période de 7 ans.
Entre 2008 et 2011
Cette période est caractérisée par la construction de port d’El Aouana à l’Ouest et le
barrage de Kissir à l’Est. Le port apparait comme un grand épi dans cette partie du littorale,
sorte, on remarque un avancement de 18 m du rivage (6 m/ans) ; tandis que la partie Est a
connu un recule de 12 m (4m/an) a cause de la construction du barrage de kissir qui a fait
diminuer les apports terrigène en mer.
Entre 2011 et 2013
On enregistre un avancement spectaculaire du trait de cote au niveau de la plage El Aouana
(22 m en 2 ans) ; par contre, que la plage de Chalat a subi une stabilité générale. On remarque
toujours une érosion au niveau de l’emboucheur d’Oued kissir (4 m/ans).
Entre 2013 et 2015
L’accumulation est toujours spectaculaire au niveau de l’épi du port d’El Aouana (15 m en
2 ans), tandis qu’à l’Est, on enregistre un recul de rivage le long de la plage Ondreu 1.
Entre 2008 et 2015
On remarque un grand changement de trait de côte, surtout au niveau de l’épi du port d’El
Aouana où on observe la création d’une vraie plage d’une largeur de 100 m crée par le
blocage de transit sédimentaire d’Est vers l’Ouest au niveau de l’épi du port (Figure 60).
Par contre, on enregistre une érosion à l’Est, due à la diminution des apports sédimentaire
terrigène à cause de la construction du barrage de Kissir, où le trait de côte a reculé de 14 m
en 7 ans, avec une vitesse de 2 m/an (Figure 60).
Précédent

Etude géomorpho-sédimentaire de la zone côtière du parc National de Taza: wilaya de Jijel - 80/138

Suivant