| Généralités
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1.3.6 Notions des facteurs limitant
Lorsque des populations phytoplanctoniques se développent, elles consomment les nutriments
minéraux dissous et abaissent progressivement leurs concentrations à des niveaux auxquels il
devient très difficile aux cellules de les puiser, ce qui ralentit fortement leur croissance.
Les nutriments sont alors les « facteurs limitants » de la croissance algale. Toutefois, les
nutriments ne sont pas les seuls facteurs qui limitent potentiellement la croissance du
phytoplancton. Un autre facteur essentiel, la lumière, fait parfois défaut à proximité des
embouchures fluviales et dans les estuaires en raison de fortes turbidités. Malgré la présence de
concentrations de nutriments relativement élevées, la poussée planctonique ne peut alors
s'effectuer dans le panache turbide. Ce n'est qu'à une certaine distance de l'embouchure, là où
la turbidité est devenue suffisamment faible, qu'il y a assez de lumière pour permettre la poussée
de phytoplancton.
Les éléments nutritifs sont rarement tous épuisés simultanément. L'épuisement de l'azote ou du
phosphore conduit à l'arrêt de la croissance du phytoplancton, mais l'épuisement du silicium ne
limite que la croissance des diatomées, laissant la possibilité à des espèces non siliceuses,
parfois causes de nuisances, de continuer à se développer si les deux autres éléments sont encore
disponibles (Conley et al., 1993).
Donc, la notion de limitation doit être vue comme dépendante des éléments nutritifs et des
espèces phytoplanctoniques.
1.4 Production primaire
1.4.1 Définition
La production primaire représente la quantité de matière organique néoformée durant un certain
intervalle de temps pour une surface (ou un volume) déterminée, elle s’exprime en g C. m-2.
an-1 (Jacques et Tréguer, 1986).
Il s’agit d’évaluer la capacité d’un ensemble essentiellement phytoplanctonique à réaliser des
opérations de fixation du CO2 (productivité primaire) ; l’estimation de la production primaire
est basée soit sur la mesure de la production d’oxygène, soit sur la mesure de la fixation du CO2
(Le Gal et al., 1988).
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1.3.6 Notions des facteurs limitant
Lorsque des populations phytoplanctoniques se développent, elles consomment les nutriments
minéraux dissous et abaissent progressivement leurs concentrations à des niveaux auxquels il
devient très difficile aux cellules de les puiser, ce qui ralentit fortement leur croissance.
Les nutriments sont alors les « facteurs limitants » de la croissance algale. Toutefois, les
nutriments ne sont pas les seuls facteurs qui limitent potentiellement la croissance du
phytoplancton. Un autre facteur essentiel, la lumière, fait parfois défaut à proximité des
embouchures fluviales et dans les estuaires en raison de fortes turbidités. Malgré la présence de
concentrations de nutriments relativement élevées, la poussée planctonique ne peut alors
s'effectuer dans le panache turbide. Ce n'est qu'à une certaine distance de l'embouchure, là où
la turbidité est devenue suffisamment faible, qu'il y a assez de lumière pour permettre la poussée
de phytoplancton.
Les éléments nutritifs sont rarement tous épuisés simultanément. L'épuisement de l'azote ou du
phosphore conduit à l'arrêt de la croissance du phytoplancton, mais l'épuisement du silicium ne
limite que la croissance des diatomées, laissant la possibilité à des espèces non siliceuses,
parfois causes de nuisances, de continuer à se développer si les deux autres éléments sont encore
disponibles (Conley et al., 1993).
Donc, la notion de limitation doit être vue comme dépendante des éléments nutritifs et des
espèces phytoplanctoniques.
1.4 Production primaire
1.4.1 Définition
La production primaire représente la quantité de matière organique néoformée durant un certain
intervalle de temps pour une surface (ou un volume) déterminée, elle s’exprime en g C. m-2.
an-1 (Jacques et Tréguer, 1986).
Il s’agit d’évaluer la capacité d’un ensemble essentiellement phytoplanctonique à réaliser des
opérations de fixation du CO2 (productivité primaire) ; l’estimation de la production primaire
est basée soit sur la mesure de la production d’oxygène, soit sur la mesure de la fixation du CO2
(Le Gal et al., 1988).
