Chapitre I
Généralités
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3- Problématique de la pêcherie sardinière en Algérie :
Du point de vue des débarquements, le développement des ressources halieutiques dans les
eaux Algériennes dépend des ressources en petits pélagiques (sardines, anchois et sardinelles)
qui représentent plus de 60% des captures totales de 100 000 tonnes, ces espèces ont la
particularité de migrer de façon permanente dans toute la Méditerranée, sachant que la
Méditerranée Algérienne ne permet qu’une centaine (80 à 100) de jours d’activité par an pour
les senneurs (sardiniers) du fait du mauvais temps en mer, la performance des pêcheurs dépend
de la disponibilité en ces espèces dans les zones de pêche qu’ils fréquentent habituellement et
cela pendant cette centaine de jours d’activité (Maouel, 2015).
Pour un sardinier, le coût de production en mer dépend des dépenses de ce dernier et du
tonnage des poissons pêchés, une fois débarqué à terre, le producteur n’a aucun contrôle sur le
prix de vente et souvent ce dernier est inférieur par rapport aux couts de production en mer,
alors même si un sardinier doublait sa production et que le prix de vente au débarquement
augmente, l’armateur (le propriétaire du navire) reste déficitaire et le marin touche par
conséquent à peine plus que le SNMG (Salaire National Minimum Garanti) (Kacher, 2021).
A l’exception du gasoil et des lubrifiants, tous les intrants de la pêche sont importés par les
professionnels eux-mêmes, n’allons pas aux prix des machines et à leur entretien (moteurs et
treuils), aux prix des matériels et équipement de pêche (filets, câbles, accastillage…) qui sont
payés en euro du marché parallèle. Une dépréciation du dinar face à l’euro implique des charges
supplémentaires. Contrairement à l’agriculture, la pêche ne bénéficie d’aucune subvention ou
d’aide de l’état (Kacher, 2021).
Les sardiniers sont ainsi très dépendants des acheteurs en fonction des variations de
production. Le gros des captures s’effectue ainsi de mai à août, avec des prix qui décroissent
progressivement au cours de cette période de pêche, du fait de son abondance et de la difficulté
de conservation des petits pélagiques en période de chaleur, empêchant un transport lointain
(Dahou, 2016).
Les équipages des sardiniers sont composés d’une dizaine de marins (un capitaine, un
mécanicien, un éclairagiste, et des marins pour l’ensemble des tâches de manutention). Il existe
pourtant un même mode de partage des bénéfices que celui en vigueur pour le chalutage,
puisque les gains tirés de la pêche journalière, une fois les frais soustraits, rémunèrent de
manière égale le capital et le travail. De ce fait, les revenus individuels y sont moins importants,
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Analyse SWOT (Forces - Faiblaisses - Opportunités - Menaces ) comme outils d\'aide à la décision: cas de la pêcherie sardinière Algérienne - 21/68

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