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Introduction
La production mondiale de la pêche maritime a progressé régulièrement jusqu’en 1996, où elle
a atteint son niveau maximal, 86,4 millions de tonnes, avant d’amorcer une baisse qui se
poursuit depuis. Selon les statistiques officielles, la production mondiale était de 80,9 millions
de tonnes en 2013 (FAO, 2016).
Pour un pays tel que l’Algérie, aux frontières maritimes importantes, la faune marine représente
une richesse naturelle dont l’exploitation présente un intérêt certain. Elle met à la disposition
de la population une denrée alimentaire d’une haute qualité nutritive et entraine sur le plan
économique la création d’activités multiples (Simonnet, 1961).
Parmi ces ressources, les poissons plats sont présents quotidiennement dans les débarquements,
et compte tenu de la valeur économique élevée de ces espèces, un outil d’identification est
hautement recommandé afin de distinguer les unités des stocks pour une meilleure gestion (Glid
et al., 2009).
Il est souvent délicat, voire difficile, d’essayer de déterminer à quelle espèce un animal
appartient. Si reconnaître un poisson peut sembler à première vue relativement simple,
l’attribution à un groupe plus restreint est quelquefois fort aléatoire. Cependant, identifier
précisément une espèce est important dans la mesure où cela peut apporter des données sur
l’ichtyofaune. Dans cette optique, les représentations de poissons plats sont doublement
intéressantes. Animaux aisément reconnaissables par leur asymétrie oculaire et par leurs
nageoires médianes s’étendant tout le long du corps, les Pleuronectiformes apportent également
des informations sur les liens que tressaient les hommes avec le milieu aquatique, certaines
familles de poissons plats étant strictement inféodées au milieu marin (Citerne et Chanet, 2005).
Combien de fois les spécialistes de la pêche ont regretté qu’un travail d’inventaire n’ait pas été
fait. Mis à part quelque tentatives qui ont vu le jour, telle la systématique des Sparidae par
Cherabi (1987), celle des Triglidae par Allali (1991) et par Handjar (2008), la systématique des
sélaciens par Hemida (2005), et les Scorpaenidae par Handjar (2012).
Notre étude se préoccupe de la systématique de la famille des Soleidae, qui sont des poissons
osseux présentant un corps ovale fortement comprimé. Les Soleidae peuvent être considérées
comme largement représentées dans la Mer Méditerranée, où 17 espèces sont généralement
rapporté (Iglésias, 2013). Cette famille comprend étroitement des espèces mal définies, ce qui
rend leur classification difficile. Ceci peut être à l'origine d’une certaine confusion (Massuti et
al., 2002). Selon Chaoui et Kara (2004), sur les côtes algériennes, les différents travaux
d’inventaire ichtyologique (Dieuzeide et al., 1954 ; Lalami, 1971 ; Djabali et al., 1993) ou de
Introduction
La production mondiale de la pêche maritime a progressé régulièrement jusqu’en 1996, où elle
a atteint son niveau maximal, 86,4 millions de tonnes, avant d’amorcer une baisse qui se
poursuit depuis. Selon les statistiques officielles, la production mondiale était de 80,9 millions
de tonnes en 2013 (FAO, 2016).
Pour un pays tel que l’Algérie, aux frontières maritimes importantes, la faune marine représente
une richesse naturelle dont l’exploitation présente un intérêt certain. Elle met à la disposition
de la population une denrée alimentaire d’une haute qualité nutritive et entraine sur le plan
économique la création d’activités multiples (Simonnet, 1961).
Parmi ces ressources, les poissons plats sont présents quotidiennement dans les débarquements,
et compte tenu de la valeur économique élevée de ces espèces, un outil d’identification est
hautement recommandé afin de distinguer les unités des stocks pour une meilleure gestion (Glid
et al., 2009).
Il est souvent délicat, voire difficile, d’essayer de déterminer à quelle espèce un animal
appartient. Si reconnaître un poisson peut sembler à première vue relativement simple,
l’attribution à un groupe plus restreint est quelquefois fort aléatoire. Cependant, identifier
précisément une espèce est important dans la mesure où cela peut apporter des données sur
l’ichtyofaune. Dans cette optique, les représentations de poissons plats sont doublement
intéressantes. Animaux aisément reconnaissables par leur asymétrie oculaire et par leurs
nageoires médianes s’étendant tout le long du corps, les Pleuronectiformes apportent également
des informations sur les liens que tressaient les hommes avec le milieu aquatique, certaines
familles de poissons plats étant strictement inféodées au milieu marin (Citerne et Chanet, 2005).
Combien de fois les spécialistes de la pêche ont regretté qu’un travail d’inventaire n’ait pas été
fait. Mis à part quelque tentatives qui ont vu le jour, telle la systématique des Sparidae par
Cherabi (1987), celle des Triglidae par Allali (1991) et par Handjar (2008), la systématique des
sélaciens par Hemida (2005), et les Scorpaenidae par Handjar (2012).
Notre étude se préoccupe de la systématique de la famille des Soleidae, qui sont des poissons
osseux présentant un corps ovale fortement comprimé. Les Soleidae peuvent être considérées
comme largement représentées dans la Mer Méditerranée, où 17 espèces sont généralement
rapporté (Iglésias, 2013). Cette famille comprend étroitement des espèces mal définies, ce qui
rend leur classification difficile. Ceci peut être à l'origine d’une certaine confusion (Massuti et
al., 2002). Selon Chaoui et Kara (2004), sur les côtes algériennes, les différents travaux
d’inventaire ichtyologique (Dieuzeide et al., 1954 ; Lalami, 1971 ; Djabali et al., 1993) ou de
