Conclusion Générale
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L‟objectif principal de cette étude était l‟identification et la cartographie des zones à risques
d‟inondation en cas d‟événement marin dans la grande baie de Zemmouri, et de déterminer les
tendances actuelles d‟évolution de la morphologie des plages en relation avec la variabilité du
forçage hydrodynamique et disponibilité sédimentaire à l‟avant côte de la baie de Zemmouri. En
plus de mettre en évidence les processus physiques à l‟origine du transport sédimentaire sur les
plages et les mécanismes de rétroaction sur les forçages hydrodynamiques et les entités
morphologique, ceux-ci contribuant au développement et au maintien de formes d‟accumulation
sédimentaires et offrant une protection naturelle contre l‟érosion des plages.
La méthodologie mise en avant dans ce travail a réussi à valorises les apports de la
modélisation numérique par l‟utilisation du modèle numérique Mike 21 DHI et d‟un SIG ArcGis
® ESRI 10.2 et DSAS.
Tout d'abord, on a utilisé le modèle numérique Mike 21 DHI, afin de cartographier les fonds
marins et d‟étudier la propagation de la houle de notre zone d'étude. La première partie nous a
permis une bonne reconnaissance de la morphologie sous-marine. La deuxième partie nous a
également permis d'exploiter les caractéristiques de la houle au large, avec estimation de la
direction et de la hauteur de la houle significative à la côte. Cette modélisation nous a renseignés
sur le fond de notre zone d‟étude qui se caractérise généralement par une morphologie plus ou
moins régulière.
Au niveau de la baie de Zemmouri, la houle de direction Est atteint la cote avec des hauteurs
variables selon l‟évolution de la bathymétrie, des valeurs varient entre 0.25m et 1 m sont
enregistrées dans la partie Ouest (Ain taya, Reghaia et Boudouaou el Bahri) et dans la zone Est
(plage de Zemmouri). Des valeurs faibles de l‟ordre de 0.5m et de 1m dans les zones abritées
(plage Boumerdes, port de Zemmouri…). A l‟exception de la zone de Cap Djinet, les hauteurs de
la houle atteignent les 1.25m juste auprès de la jetée principale, cela est dû généralement au
déferlement important des vagues ainsi que la diffraction de la houle sur les jetées du port. Pour
les houles Ouest et Nord attendent la cote avec des hauteurs significatives moins importantes que
celles de la direction Est.
Les houles 45°N sont très fréquentes, elles engendrent des courants de dérive parallèles à la
côte et des courants de retours dans le sens opposé.
Les houles de secteur 315°N (généralement des houles hivernales). Ces houles engendrent
une dérive littorale Ouest-Est le long de toute la côte sauf au niveau de Réghaia Plage qui est
abritée par un îlot orienté dans le sens opposé, la houle ne perd que très peu de son énergie, les
orthogonales ne pivotent que légèrement à l‟approche du rivage.
Les houles de secteur 360°N, ont une propagation quasi frontale et suit presque le même
comportement d‟évolution avec celle d‟une direction 45°, et cela aussi pourrait influencer sur
notre zone d‟étude.
Les houles dominantes dans la zone engendrent des courants de dérive littorale qui jouent un
rôle très important dans la dynamique sédimentaire.
De façon générale dans la Baie de Zemmouri, la tendance de dérive littorale est de l‟Est vers
l‟Ouest pour les houles de direction 45°N, et de l‟Ouest vers l‟Est pour des houles de direction
de 315°N. Par contre les houles de direction 360°N engendrent des transports sédimentaires
selon la morphologie de la zone au voisinage de la cote.
Ensuite, on a entamé une méthodologie portant sur l‟apport potentiel SIG (utilisation
combinée des logiciels DSAS et ArcGis ® ESRI 10.2). Cette méthode repose sur une analyse des
tendances d‟évolution du littoral dans son état naturel et le suivi de sa transformation.
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