Chapitre I : Généralités et Méthodes d’étude
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2.2.1.6. Calcul du poids moyen
Le poids moyen de l’espèce considérée est calculé par tranche bathymétrique, en faisant le rapport
entre la somme des poids spécifiques (Σ Pi) et le nombre total des individus (N) appartenant à la
même gamme de profondeur.
2.2.2. Structure du peuplement
L’écologie est l’étude des interactions entre les organismes vivants et le milieu où ils vivent, et des
organismes vivants entre eux, dans des conditions naturelles ou modifiées par l’homme
(FRONTIER et al., 2008).
Un peuplement est un ensemble d’espèces écologiquement et évolutivement proches, présentes dans
une région géographique et qui sont donc régulièrement en interaction au sein d’une biocénose
(COUVET et TEYSSEDRE-COUVET, 2010). DAGET (1979) définit les peuplements comme
étant des éléments de biocénose qui présentent une certaine homogénéité, ne serait-ce que par la
taille des individus qu’ils comportent, le groupe taxonomique auquel ils appartiennent ou le
microbiotope qu’ils occupent. Selon FRONTIER et al. (2008), un peuplement est l’ensemble des
populations monospécifiques occupant en commun un biotope. A partir de ces définitions, nous
définissons le peuplement associé à l’espèce étudiée comme étant un ensemble composé de groupes
zoologiques (poissons, mollusques et crustacés) occupant en commun le même biotope.
Du fait que le congre (C. conger) est une espèce benthique (DIEUZEIDE et al., 1959 ; BAUCHOT
et PRAS, 1980 ; FISCHER et al., 1987), nous n’avons considéré, pour l’étude du peuplement
associé à l’espèce cible, que les espèces benthiques pêchées durant la campagne océanographique
Thalassa (1982), en éliminant l’effet des espèces pélagiques, qui montrent des fréquences et des
densités très élevées et qui ne partagent pas habituellement le même habitat que l’espèce cible.
Selon DAGET (1979), l’une des caractéristiques essentielles de tout peuplement c’est son degré
d’organisation qui se traduit notamment par une certaine distribution des abondances spécifiques,
par un certain spectre des fréquences relatives, de l’espèce la plus abondante à l’espèce la plus rare.
Afin de se rendre compte de cette inégale répartition des individus (ou de la biomasse) entre les
espèces, et de la structure du peuplement, des différents indices écologiques ont été adoptés et des
modèles de distribution d’abondance ont été appliqués.
2.2.2.1. Richesse spécifique
On appelle richesse spécifique « S » d’une communauté, le nombre des espèces que l’on y recense.
L’abondance, la fréquence, et la densité de chaque espèce, ne sont pas prises en considération dans
la définition de la richesse spécifique (DAGET, 1979).
Elle présente cependant l’inconvénient d’être fortement dépendante de l’effort d’échantillonnage
(PEET, 1974 ; MAGURRAN, 2004). En effet, le nombre d’espèces échantillonnées augmente avec
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La famille des congridae ( Ostéichtyens, Anguilliformes) dans le bassin algérien: systématique, écologie et exploitation de Conger conger - 28/150

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