Chapitre I : Généralités et Méthodes d’étude
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Caractères distinctifs : Le
congre à bec-fin a un corps
allongé, cylindrique dans sa
moitié
antérieure,
et
progressivement comprimé en
arrière de l’anus (fig. I.8), qui
s’ouvre à environ 2/5 de la
longueur totale. La tête est conique et allongée, un peu comprimée latéralement et sa hauteur est
plus grande que celle du tronc avec un museau pointu et proéminent. L’œil est de grande taille avec
un espace interorbitaire étroit. Les narines antérieures sont tubiformes, s’ouvrant à l’extrémité du
museau, près des dents maxillaires, et les postérieures sont en fentes horizontales, s’ouvrant près du
bord antérieur du milieu de l’œil. La commissure buccale ne dépasse pas le niveau du milieu de
l’œil. Des dents petites et coniques se disposent en bandes sur les deux mâchoires et sur le vomer
avec des dents prémaxillaires plus longues et pointues, qui sont visibles quand la bouche est fermée.
L’origine de la nageoire dorsale est au niveau de la mi-longueur des nageoires pectorales.
Coloration : brunâtre, foncée dorsalement, et plus claire ventralement. Les nageoires dorsale et
anale sont bordées de noir dans leur région postérieure, et la caudale est presque entièrement noire.
Répartition géographique : Cette
espèce se trouve en Atlantique Est :
du Sud du Portugal au Maroc, y
compris la Méditerranée (fig. I.9).
Habitat et biologie : le congre à bec
fin est une espèce benthique qui vit
sur les fonds vaseux ou sableux du
plateau continental et du talus
supérieur, de 80 à 800 m de profondeur, probablement plus commun entre 80 et 400 m. il a des
habitudes crépusculaires ou nocturnes et est capturé beaucoup plus fréquemment de nuit que de
jour. Pendant le jour, il s’enfouit dans le sédiment. Il se reproduit d’août à octobre. Il se nourrit
d’invertébrés benthiques et de petits poissons.
La pêche est artisanale et les captures sont occasionnelles avec les chaluts, les palangres de fond et
les pièges. L’espèce est rarement présente sur les marchés.
2. Méthodes d’étude
2.1. Systématique
Plusieurs ouvrages ont servi de base à la détermination des trois espèces de la famille des
Congridae : FISCHER et al. (1987), BAUCHOT et PRAS (1980), DIEUZEIDE et al. (1959). Pour
Figure I.9. Répartition géographique de G. mystax
(FROESE et PAULY, 2015)
Abondant
Peu abondant
Figure I.8. Morphologie générale de G. mystax
(BAUCHOT, 1987)
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