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Introduction
Depuis l’antiquité, les ressources halieutiques notamment les poissons ont constitué une majeure
partie de la nourriture pour l’humanité, en assurant un emploi et des avantages économiques à ceux
qui les exploitaient. La plupart des stocks les plus productifs sont à leur maximum d’exploitation ;
certains sont surexploités et une augmentation de leur production n’est possible que si des plans
efficaces de reconstitution des ressources sont mis en œuvre (FAO, 2014). Il y a donc intérêt à adopter
l’approche écosystémique qui consiste à dépasser les limites des méthodes de gestion traditionnelles
des ressources halieutiques et de prendre en considération toutes les composantes de l’écosystème
qui peuvent intervenir dans sa modification. Une attention particulière est accordée aux espèces de
grands fonds que sont les anguilliformes, qui sont exploitées par plusieurs engins de pêche. Les
grandes quantités débarquées montrent une tendance à la sur exploitation ; vu les connaissances
fragmentaires sur la biologie nécessite un investissement scientifique important.
L’ordre des Anguilliformes ou Apodes regroupe des poissons osseux (Ostéichtyens) caractérisés par
un corps cylindrique très allongé, des nageoires dorsale et anale qui sont en continuité avec la caudale,
par l’atrophie des nageoires pelviennes d’où leur nom d’Apode, et enfin par la réduction ou la
disparition totale de l’écaillure (Morice, 1965). Parmi les familles incluses dans cet ordre, on notera
les Murénidés, les Anguillidés et les Congridés. Cette dernière comprend des espèces de poissons
benthiques marines appelées communément « congres ».
La famille des Congridés a des représentants dans le monde entier et compte 64 genres pour environ
450 espèces (WoRMS Editorial Board, 2016). En Méditerranée, en plus de Conger conger (Linnaeus,
1758), deux espèces dont la taille n'excède pas 60 cm, vivent en profondeur sur des fonds rocheux ou
sableux (Fischer et al., 1987) : le congre des Baléares Ariosoma balearicum (Delaroche, 1809) et le
congre à queue noire Gnathophis mystax (Delaroche, 1809).
En Algérie, aucune information sur la biologie et le cycle de vie des espèces de congres n’est
disponible, excepté les travaux de Seddikioui (2011) et de Mazouz (2010) relatifs au régime
alimentaire et à la biologie de reproduction de C. conger. Cette dernière présente une importance tant
sur le plan commercial présentant une valeur sûre dans le marché algérien que sur le plan écobiologique (Seddikioui, 2011). Ses captures mondiales totales sont estimées en 2014 à 11695 tonnes
(FAO, 2016).
C. conger montre une très grande variation de couleur selon son habitat (Dieuzeide et al., 1959), ce
qui entraine une identification peu aisée et douteuse des espèces de la famille des Congridae.
C’est dans ce cadre que nous nous sommes intéressés à l’étude de cette famille, et spécialement à
l’espèce C. conger fréquentant les eaux marines algériennes, par l’étude de la systématique de la
famille, l’écologie, la croissance et l’exploitation de C. conger.
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La famille des congridae ( Ostéichtyens, Anguilliformes) dans le bassin algérien: systématique, écologie et exploitation de Conger conger - 11/150

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