Revue bibliographique
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al., 2009). L’échange naturel de gènes entre bactéries dans l’environnement est un fait
connu (Bertolla et al., 2000). Les trois mécanismes de transfert horizontal de gènes
identifiés (la conjugaison, la transduction et la transformation) ont été largement étudiés
(Demanèche et al., 2000).
Les bactéries résistantes aux antibiotiques sont largement retrouvées dans l’environnement
aquatique (Baquero et al., 2008 ; Xi et al., 2009). Comme les entérobactéries (E.coli,
Enterobacter, Salmonella et Klebsiella), Pseudomonas, Vibrio, Aeromonas et
Acinetobacter retrouvés dansles lacs (Lobova et al., 2008 ; Pontes et al., 2009 ; Poté et al.,
2012 ), les rivières (Ozgumus et al., 2009 ; Servais et al., 2009), les eaux marines
(Bouhaddioui et al., 2002 ; Zhang et al., 2006 ; Harakeh et al., 2006), le sédiment marin
(Matyar et al., 2008) et les sites aquacoles d’eau douce (Miranda et Zemelman, 2002 ; Iliev
et al., 2015 ) et d’eau marine (Sarter et al., 2007 ; Dang et al., 2009. Scarano1 et al., 2014).
Donc, l'environnement aquatique constitue un réservoir potentiel pour les bactéries
résistantes aux antibiotiques (Nonaka et al., 2000 ; Seyfried et al., 2010).
L’incidence élevée des bactéries résistantes aux antibiotiques dans les organismes marins
est une préoccupation importante, liée à l’utilisation inadéquate de ces médicaments et aux
activités anthropiques (Matyar et al., 2004). En effet, ces dernières années, des études ont
été consacrées pour évaluer la présence des substances antimicrobiennes et des bactéries
résistantes dans les animaux marins (Ryu et al., 2012 ; Smaldone et al., 2014).
La résistance aux antibiotiques a été signalée chez les poissons, les mammifères marins et
les oiseaux de mer vivant dans les eaux côtières (Rose et al., 2009). Une prévalence élevée
de souches résistantes aux antimicrobiens a été détectée pour les poissons marins exposées
aux eaux usées (antibiotiques, bactéries résistantes), avec des possibilités de transfert de
leurs déterminants de résistances à des bactéries pathogènes pour l’homme. Par
conséquent, le nombre élevé de bactéries résistantes dans les poissons peut créer des
conséquences écologiques et sanitaires (Miranda et Zemelman, 2001; Matyar et al., 2004 ;
Ghosh et Mandal, 2010 et Smaldone et al., 2014 ; Brahmi, 2016 ; Moremi et al., 2016).
Les bactéries résistantes des animaux peuvent alors se transmettre à l‘homme à travers les
aliments ou transmettre leurs gènes de résistance à la flore microbienne humaine causant
des échecs thérapeutiques (Moubareck et al., 2003).
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