Introduction
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Introduction
Les antibiotiques sont utilisés en médecine humaine et vétérinaire, l’agriculture et
l’aquaculture à titre curatif, prophylactique et métaphylactique, ainsi que comme additifs
alimentaires pour la promotion de croissance des animaux d'élevage (Kümmerer, 2004 ;
Kemper, 2008 ; Sapkota et al., 2008; Du et Liu, 2012 ; Cabello et al., 2013 ). Cette
utilisation massive et inopportune conduit à l'émergence de bactéries multi-résistantes par
pression de sélection et par échanges et recombinaisons génétiques.
La présence des bactéries résistantes aux antibiotiques dans le milieu marin est une réalité
préoccupante, elle est inhérente à l’augmentation des résistances acquises dans les
communautés microbiennes (McDaniel et al., 2010). L’environnement marin, notamment
la frange côtière, est le réceptacle final des rejets traités ou non traités d’origine
domestique, industrielle ou agricole. Ces derniers véhiculent des xénobiotiques tels que les
antimicrobiens et des bactéries résistantes dont l'impact sur l’écosystème marin est
considérable.
Ainsi, le rejet d'antimicrobiens dans l’eau de mer souvent véhiculés par les eaux usées
urbaines, génère une pression de sélection, qui conduit à l’émergence et le maintien des
bactéries résistantes dans les eaux côtières et chez les animaux qui y vivent, avec un risque
écologique de déséquilibre de l'écosystème et santé publique par la consommation de
poissons (Miranda et Zemelman, 2001 ; Matyar et al., 2004 ; Smaldone et al., 2014 et
Matyar, 2016 ). En plus de la pression sélection, les gènes de résistance peuvent circuler et
être amplifiés dans l’environnement aquatique (Witte, 2000).
L’acquisition de la résistance aux antibiotiques dans les poissons d’élevage est bien
documentée (Aoki et Equasa, 1971 ; Waltman et Shotts, 1986 ; Smith et al., 1994, Jin Jun
et al., 2004 et García-Aljaro et al., 2014), alors que peu d’études ont été réalisées sur la
résistance aux antibiotiques parmi la flore bactérienne des poissons vivant à l’état sauvage
(Alves de Lima et Hofer, 1993 ; Miranda et Zemelman, 2001 ; Matyar et al., 2004 ;Ghosh
et Mandal, 2010 ;Smaldone et al., 2014).
Jusqu'à l'heure actuelle, peu d’études ont été effectuées en Algérie sur l’état de la
résistance aux antibiotiques dans les poissons marins, alors que ces derniers sont une
composante du régime alimentaire de la population algérienne.
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