CHAPITRE I
La pollution du milieu marin par les hydrocarbures et
les procédés de remédiation
22
Les hydrocarbures aromatiques tels les BTEX et les HAP sont les composés les plus toxiques
de par leur caractère mutagène, carcinogène et récalcitrant (Phale et al., 2007). Leur seuil de
toxicité aiguë chez plusieurs organismes marins côtiers peut être atteint à des concentrations
se situant entre 10 et 100 ppm. En présence de concentrations plus faibles, les produits
pétroliers peuvent engendrer une toxicité dite chronique pour la faune et la flore. En effet, le
comportement des espèces peut être altéré, les activités psychologiques de la faune peuvent
être perturbées et une modification du taux de croissance ou encore du taux de reproduction
peut être observée (Lougheed et al., 2002). Les hydrocarbures aromatiques constituent une
classe de composés hydrophobes, donnant une stabilité thermodynamique non négligeable.
Les HAP se trouvent dans l’environnement à des doses relativement faibles, mais leur
caractère hydrophobe entraîne leur bioconcentration dans la chaîne alimentaire.
Les HAP présentent un potentiel mutagène et cancérigène important. Par conséquent, ils sont
considérés comme étant dangereux pour la santé humaine et l’environnement (Soclo et al.,
2000 ; Notar et al., 2001). Ils présentent des effets directs ou indirects tels que La suffocation,
l'anoxie, le retard de croissance, les perturbations des réactions métaboliques et le
déséquilibre hormonal des formes de vie (Walker, 2005 ; Souza et al., 2014).
La mortalité par nécrose aiguë, l'hypothermie, l'étouffement, la noyade et l'ingestion de
composés toxiques au cours du lissage sont quelques-uns des impacts à court terme
(Desforges et al., 2016). Les impacts à long terme comprennent les anomalies de
développement des animaux marins telles que la réduction de la mâchoire, le manque de
pigmentation et les crânes non fusionnés (Van Meter et al., 2006; Alonso-Alvarez et al.,
2007). Ces effets entraînent des changements dans la population ou la communauté d'une
espèce et, par conséquent, dans tout un écosystème (Walker, 2005). Les composés organiques
volatils (COV) du pétrole brut sont extrêmement nocifs pour l'homme (Costa et al., 2012;
Souza et al., 2014). Les composants du pétrole brut, en particulier les HAP, peuvent
provoquer des tumeurs malignes affectant principalement la peau et les autres tissus
épithéliaux car ils ont une grande affinité pour le centre nucléophile des macromolécules
telles que l'ARN, les protéines et l'ADN (Perez-Cadahia et al., 2007; Costa et al., 2012;
Desforges et al., 2016).
Les HAP sont en effet des molécules biologiquement actives qui, une fois absorbées par les
organismes, se prêtent à des réactions de transformation sous l’action d’enzymes conduisant à
la formation d’époxydes et/ou de dérivés hydroxylés. Les métabolites ainsi formés peuvent
avoir un effet toxique plus ou moins marqué en se liant à des molécules biologiques
La pollution du milieu marin par les hydrocarbures et
les procédés de remédiation
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Les hydrocarbures aromatiques tels les BTEX et les HAP sont les composés les plus toxiques
de par leur caractère mutagène, carcinogène et récalcitrant (Phale et al., 2007). Leur seuil de
toxicité aiguë chez plusieurs organismes marins côtiers peut être atteint à des concentrations
se situant entre 10 et 100 ppm. En présence de concentrations plus faibles, les produits
pétroliers peuvent engendrer une toxicité dite chronique pour la faune et la flore. En effet, le
comportement des espèces peut être altéré, les activités psychologiques de la faune peuvent
être perturbées et une modification du taux de croissance ou encore du taux de reproduction
peut être observée (Lougheed et al., 2002). Les hydrocarbures aromatiques constituent une
classe de composés hydrophobes, donnant une stabilité thermodynamique non négligeable.
Les HAP se trouvent dans l’environnement à des doses relativement faibles, mais leur
caractère hydrophobe entraîne leur bioconcentration dans la chaîne alimentaire.
Les HAP présentent un potentiel mutagène et cancérigène important. Par conséquent, ils sont
considérés comme étant dangereux pour la santé humaine et l’environnement (Soclo et al.,
2000 ; Notar et al., 2001). Ils présentent des effets directs ou indirects tels que La suffocation,
l'anoxie, le retard de croissance, les perturbations des réactions métaboliques et le
déséquilibre hormonal des formes de vie (Walker, 2005 ; Souza et al., 2014).
La mortalité par nécrose aiguë, l'hypothermie, l'étouffement, la noyade et l'ingestion de
composés toxiques au cours du lissage sont quelques-uns des impacts à court terme
(Desforges et al., 2016). Les impacts à long terme comprennent les anomalies de
développement des animaux marins telles que la réduction de la mâchoire, le manque de
pigmentation et les crânes non fusionnés (Van Meter et al., 2006; Alonso-Alvarez et al.,
2007). Ces effets entraînent des changements dans la population ou la communauté d'une
espèce et, par conséquent, dans tout un écosystème (Walker, 2005). Les composés organiques
volatils (COV) du pétrole brut sont extrêmement nocifs pour l'homme (Costa et al., 2012;
Souza et al., 2014). Les composants du pétrole brut, en particulier les HAP, peuvent
provoquer des tumeurs malignes affectant principalement la peau et les autres tissus
épithéliaux car ils ont une grande affinité pour le centre nucléophile des macromolécules
telles que l'ARN, les protéines et l'ADN (Perez-Cadahia et al., 2007; Costa et al., 2012;
Desforges et al., 2016).
Les HAP sont en effet des molécules biologiquement actives qui, une fois absorbées par les
organismes, se prêtent à des réactions de transformation sous l’action d’enzymes conduisant à
la formation d’époxydes et/ou de dérivés hydroxylés. Les métabolites ainsi formés peuvent
avoir un effet toxique plus ou moins marqué en se liant à des molécules biologiques
