CHAPITRE V
Résultats & Discussion
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démontré une production élevée de biosurfactants par les trois méthodes utilisées. La
conjugaison des deux activités (émulsification et productions de biosurfactants) confère à ces
souches une bonne condition préalable à la dégradation des hydrocarbures (Hassanshahian et
al., 2012) ce qui en fait des candidats potentiels, en tant que cultures pures ou en consortium,
pour des expériences de biormédiation. Ces résultats sont en accord avec les rapports
antérieurs qui démontraient la production d'un biosurfactant polysaccharidique par
Marinobacter avec un indice d'émulsification de 46% (Zhao et al., 2011) ainsi que la
production de biosurfactant et la présence de gènes de dégradation des hydrocarbures chez da
A. borkumensis (Wojcieszyńska et al., 2011).
La capacité du genre Alcanivorax à utiliser les hydrocarbures comme seule source de carbone
et d'énergie a été largement décrite (Yakimov et al., 1998; Schneiker et al., 2006) et semble
être attribuée à la capacité de cette souche à produire un bio-surfactant lipide qui augmente la
biodisponibilité des contaminants et leur capacité à les utiliser (Yakimov et al., 1998;
Schneiker et al., 2006, Kasai 2002; Cappello et al. 2012). Le surfactant de la souche
d’Alcanivorax borkumensis SK2 est considéré comme l'un des surfactants bactériens les plus
efficaces.
Nos résultats ont montré que les isolats les plus efficaces ont présentés les taux de dégradation
du pétrole brut les plus élevés. Une relation entre les niveaux de production de biosurfactant
et de biodégradation du pétrole brut a été observée (Hassanshahian et al., 2012). Les souches
produisant des taux élevés de biosurfactants peuvent mieux dégrader le pétrole brut, ce qui
indique que la production de biosurfactants extracellulaires pourrait être l'un des mécanismes
sous-jacents mis en œuvre par les bactéries pour la métabolisation du pétrole brut (Banat et
al., 2010). Mais cette suggestion ne s’appliquait pas à toutes les souches étudiées. En effet,
Gordonia était capable de dégrader 40% du pétrole brut après une semaine d'incubation mais
n'était pas efficace dans la production de biosurfactant. Un mécanisme différent de contact
direct avec les n-alcanes par adhérence cellulaire a été décrit pour le complexe
Corynebacterium / Mycobacterium / Nocardia (CMN) auquel appartient Gordonia (Lo
Piccolo et al., 2011).
Résultats & Discussion
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démontré une production élevée de biosurfactants par les trois méthodes utilisées. La
conjugaison des deux activités (émulsification et productions de biosurfactants) confère à ces
souches une bonne condition préalable à la dégradation des hydrocarbures (Hassanshahian et
al., 2012) ce qui en fait des candidats potentiels, en tant que cultures pures ou en consortium,
pour des expériences de biormédiation. Ces résultats sont en accord avec les rapports
antérieurs qui démontraient la production d'un biosurfactant polysaccharidique par
Marinobacter avec un indice d'émulsification de 46% (Zhao et al., 2011) ainsi que la
production de biosurfactant et la présence de gènes de dégradation des hydrocarbures chez da
A. borkumensis (Wojcieszyńska et al., 2011).
La capacité du genre Alcanivorax à utiliser les hydrocarbures comme seule source de carbone
et d'énergie a été largement décrite (Yakimov et al., 1998; Schneiker et al., 2006) et semble
être attribuée à la capacité de cette souche à produire un bio-surfactant lipide qui augmente la
biodisponibilité des contaminants et leur capacité à les utiliser (Yakimov et al., 1998;
Schneiker et al., 2006, Kasai 2002; Cappello et al. 2012). Le surfactant de la souche
d’Alcanivorax borkumensis SK2 est considéré comme l'un des surfactants bactériens les plus
efficaces.
Nos résultats ont montré que les isolats les plus efficaces ont présentés les taux de dégradation
du pétrole brut les plus élevés. Une relation entre les niveaux de production de biosurfactant
et de biodégradation du pétrole brut a été observée (Hassanshahian et al., 2012). Les souches
produisant des taux élevés de biosurfactants peuvent mieux dégrader le pétrole brut, ce qui
indique que la production de biosurfactants extracellulaires pourrait être l'un des mécanismes
sous-jacents mis en œuvre par les bactéries pour la métabolisation du pétrole brut (Banat et
al., 2010). Mais cette suggestion ne s’appliquait pas à toutes les souches étudiées. En effet,
Gordonia était capable de dégrader 40% du pétrole brut après une semaine d'incubation mais
n'était pas efficace dans la production de biosurfactant. Un mécanisme différent de contact
direct avec les n-alcanes par adhérence cellulaire a été décrit pour le complexe
Corynebacterium / Mycobacterium / Nocardia (CMN) auquel appartient Gordonia (Lo
Piccolo et al., 2011).
