CHAPITRE V
Résultats & Discussion

 

 
 
 
 
 

 
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d’incubation à 30°C. Toutes les souches ont présentés des taux élevés de dégradation du
pyrène comparé aux deux autres HAP.
Le pyrène a complétement été dégradé par les souches H.venusta (PSF-13Sw), E.citreus
(PSF-14Sw), A.xenomutans (PSF-30S) et M.hydrocarbonoclasticus (PSF-31Sw). Cependant,
les bactéries attaquent normalement d’abord les composés à faible poids moléculaire (Mrozik
et al., 2003). Les bactéries capables de dégrader le pyrène jouent un rôle essentiel dans la
biodégradation des molécules de haut poids moléculaires (Zeng et al., 2019) .
Nous suggérons que ces isolats possèdent un système enzymatique spécifique pour dégrader
les hydrocarbures aromatiques lourds. Certaines bactéries ont la capacité de produire des
agents tensioactifs comme Pseudomonas, Erythrobacter (Rocha et al., 2011 ; Thangaraj et al.,
2008 ; Das et Mukhrjee, 2007 ; Salgado-Brito et al., 2007). L’effet de l’agent tensio-actif
produit par les microorganismes dans le milieu de culture en présence des hydrocarbures
aromatiques, solubilise les HAP et conduit à une augmentation de sa concentration dans le
milieu, ce qui le rend plus accessibles aux microorganismes.
Zenati et collaborateurs (2018) ont effectué le dosage du pyrène et de l’anthracène par CGSM dans des expériences séparées de biodégradation, maintenues pendant 20 jours
d’incubation, et ont obtenus des taux d’élimination respectivement de 38 et 31% par la souche
M.hydrocarbonoclasticus. Ghosh et collaborateurs (2014) ont obtenus un taux de dégradation
élevé du pyrène qui a atteint 92,2 ± 5,6% avec une souche de Pseudomonas aeruginosa après
une semaine d’incubation à 30°C.
Deux souches (Pseudomonas taiwanensis PYR1 et Acinetobacter baumannii INP1) ont été
isolées de zones humides estuariennes contaminés par les HAP et ont pu dégrader après 70
jours, respectivement 70,7% et 80,9% de pyrène et d’indéno (1,2,3-cd) pyrène (Huang.,
2016).
Dans notre étude, la minéralisation des hydrocarbures aliphatiques est plus élevée que celle
des aromatiques. Les mêmes résultats ont été observés dans plusieurs études (Vinas et al.,
2002 ; Hasanshahian et Giti, 2008).
L’accessibilité difficile des substrats complexes pour les microorganismes apparaît comme un
facteur limitant important à prendre en compte pour expliquer ce phénomène. En effet ce sont
les hydrocarbures les plus lourds et complexes qui résistent le plus à la biodégradation.
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